Aujourd’hui, Fenomax compte trois usines (deux à Mont-Laurier et une à Gatineau), une vingtaine de distributeurs ainsi que huit succursales, bientôt dix. Près de 120 personnes y travaillent, dont 70 dans la région de Mont-Laurier.                                              

« Si je suis dans les affaires, c’est d’abord parce que je souhaitais créer de l’emploi localement », dit François Poudrier, originaire de Ferme-Neuve dans les Hautes-Laurentides. Mission accomplie !

Outre dynamiser l’économie d’une région considérée comme défavorisée, l’emplacement de l’entreprise manufacturière lui confère, selon lui, des avantages stratégiques importants.

« Je ne partage pas les problèmes de recrutement des usines près des centres urbains ; ici, la main-d’œuvre est abondante et très manuelle, explique François Poudrier. Les Hautes-Laurentides se situent aussi au centre de nos marchés de l’Outaouais, de l’Abitibi et de la grande région de Montréal, ce qui est idéal. »


Réussir sa croissance


« Dès le début de la production de nos fenêtres en PVC, on a eu énormément de succès, voire trop, explique François Poudrier. Après deux ans, on a pris la décision de se recentrer au lieu de se lancer un peu partout. »

Ainsi, entre 1996 et 2002, Fenomax a misé sur un développement local en solidifiant sa production et son réseau de distribution dans la région. Cette stratégie de consolidation s’est avérée payante pour l’entreprise de Mont-Laurier : elle avait la colonne assez robuste pour saisir les prochaines occasions qui allaient être déterminantes pour sa croissance.

« En 2002, on a choisi de produire notre propre verre pour répondre à nos besoins en croissance. Puis, en 2007, on a fusionné avec Thermotech, l’entreprise de mon frère Sébastien, qui se spécialisait dans la fabrication de verres thermiques », raconte François Poudrier.

Cette diversification verticale était le premier d’une longue liste de projets de croissance qui marqueront la prochaine décennie de Fenomax : l’acquisition d’entreprises, la construction et l’agrandissement d’usines, l’ouverture de succursales, l’étalement de la distribution et la diversification du portefeuille de produits. Tout un programme ! Rien d’étonnant dans le fait que, dans son secteur, Fenomax se soit classé 3e au Québec et 15e au Canada en 2013 au palmarès Profit 500 des entreprises ayant connu les plus fortes croissances au cours des cinq dernières années.


Accompagner la réussite


« François et Sébastien sont deux entrepreneurs aguerris, dont les compétences sont complémentaires, dit Benoit Cochet, directeur général de la SADC Antoine-Labelle. Notre rôle s’est concentré à mettre sur leur chemin les meilleurs spécialistes pour les accompagner dans leur croissance. » Lors de la construction de leur nouvelle usine dans le parc industriel de Mont-Laurier, la SADC leur a par exemple proposé l’aide d’une firme spécialisée dans l’aménagement afin d’optimiser la production, un allié qui a ensuite épaulé Fenomax dans la planification de l’espace de ses autres installations.

« Comme Fenomax grandit très vite et gère plusieurs projets en parallèle, la SADC lui offre aussi des options de financement complémentaires plus flexibles que les produits courants des institutions financières », ajoute Benoit Cochet.

L’appui de la SADC a enfin une résonance qui dépasse les plans d’intervention, selon François Poudrier : « En 2007, lorsque la SADC a choisi d’embarquer avec nous [après avoir aidé au démarrage de Thermotech], cela nous a insufflé une nouvelle confiance dans le potentiel de notre entreprise, de laquelle sont inspirés plusieurs projets de croissance. »


Une réussite partagée


« L’industrie forestière représentait auparavant 80 % de notre économie dans la région, dit Benoit Cochet. Fenomax s’est imposé comme un leader important pour diversifier l’économie des Hautes-Laurentides. »

Champions de la création d’emploi et de richesse dans leur région natale, les frères Poudrier ne comptent pas ralentir leurs efforts pour s’imposer de façon encore plus affirmée sur le marché québécois. « On vient de procéder à des investissements majeurs pour robotiser nos processus, et d’autres acquisitions stratégiques sont prévues », dit François Poudrier.

L’entreprise suit son plan, les entrepreneurs suivent aussi les leurs. « Un plan d’affaires n’est pas suffisant, il doit s’imbriquer dans un plan de vie, dit François Poudrier. C’est un conseil qu’on m’a donné tout au début, et que je n’ai jamais oublié. » Le nouveau papa garde le cap d’une croissance soutenue, mais contrôlée, où le statu quo ne trouve pas sa place...

 


Chiffre d’affaires annuel : 15 à 20 millions $


Nombre d’employés à ce jour : 120


Quantité de portes et fenêtres produites annuellement : 30 000 portes et fenêtres