Le Casse-croûte du Ruisseau – Une restaurant gourmand, mais aussi une vraie histoire de repreneuriat
Publié par Lyne Lebrasseur
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Reprendre une entreprise, c’est hériter d’une histoire, mais aussi d’une responsabilité. C’est garder en activité en entreprise importante d’un territoire donné, tout en lui insufflant sa couleur, son style et même parfois une dose calculée de nouveauté.

À Caplan, le Casse-Croûte du Ruisseau fait partie du paysage depuis plus de 50 ans. Depuis quelques années, il est porté par l’énergie, la sensibilité et la vision d’Élisabeth Roy, une entrepreneure passionnée qui a su préserver l’essence du lieu et les recettes à succès.

Un parcours forgé par l’expérience

Élisabeth Roy œuvre dans le milieu de la restauration depuis une quinzaine d’année. Formée en pâtisserie, puis cheffe de cuisine et copropriétaire d’un établissement à Montréal : son parcours est riche et varié. Lorsqu’elle décide de se lancer dans l’aventure du Casse-croûte du Ruisseau, ce n’est pas un plan longuement calculé d’avance, mais plutôt une opportunité saisie rapidement et avec beaucoup de sérieux. Dès qu’elle apprend que le restaurant est à vendre, la nouvelle propriétaire s’y investit avec confiance et entrain.

Entreprendre autrement, avec du recul

Le bon projet, au bon moment, Élisabeth était convaincue que cette opportunité correspondait à ce qu’elle cherchait : entreprendre à nouveau, dans sa nouvelle communauté d ‘accueil. Cette fois, seule à la barre, mais bien entourée.

Aujourd’hui, elle le dit avec assurance : entreprendre lui permet de créer un environnement à son image, basé sur la confiance, la collaboration et l’humain. Et même si elle est officiellement seule propriétaire, elle insiste sur un point : le succès de la cantine est avant tout collectif.

Une culture d’entreprise profondément humaine

Au Casse-croûte du Ruisseau, l’équipe est au centre de tout. Les employés ont entre 14 et 67 ans, et chacun apporte sa couleur. Élisabeth mise sur l’encouragement, la bienveillance et le plaisir au travail. Ici, tout le monde est sur un pied d’égalité, et chaque réussite est partagée.

Cette culture humaine se reflète autant à l’interne qu’auprès de la clientèle. Les gens repartent avec le sourire, et c’est exactement l’objectif.

Dans une région où les cantines sont nombreuses, Élisabeth croit que ce qui distingue la sienne, c’est la constance, la qualité et l’expérience globale. Produits frais, de plus en plus locaux, recettes qui respectent la tradition tout en laissant place à l’innovation, dont des options végétariennes : le cœur du menu demeure, mais la touche personnelle est bien présente.

Changer la fameuse sauce à poutine ? Impensable. Ajouter de nouveaux produits, tester des idées avec l’équipe, mettre de l’avant le « fait maison » et les produits gaspésiens ? Absolument.

Une cédante ayant à cœur le succès de la relève

S’il y a un conseil qu’Élisabeth donnerait à quelqu’un qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs, c’est celui-ci : ne pas hésiter à demander de l’aide.

Dans son parcours, le mentorat a joué un rôle clé. L’ancienne propriétaire est demeurée présente pendant deux ans, facilitant une transition empreinte de confiance et de générosité. Ce soutien, combiné à l’appui financier obtenu, notamment celui de la SADC, a permis à Élisabeth de bâtir son projet sur des bases solides.

Une vision tournée vers l’avenir

Les projets ne manquent pas : engagement vers une réduction des déchets et des emballages, diversification de l’offre et des recettes maisons, cuisine de production plus équipée. Toujours avec le même fil conducteur : préserver la magie de la cantine, respecter le rythme des saisons et continuer à faire les choses avec cœur.

Car au fond, le Casse-croûte du Ruisseau, c’est un lieu vivant, porté par une entrepreneure engagée et une communauté qui répond présente, année après année.

Article rédigé par Noémie Lévesque, conseillère aux entreprises, SADC de Baie-des-Chaleurs

Crédit photo : Lumi Photo