Le Nik de Corneille : un commerce de niche porté par la passion
Publié par Lyne Lebrasseur
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Des idées concrètes pour passer à l’action en développement durable
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Entreprendre, c’est souvent suivre un fil conducteur qui remonte à loin. Pour Charles-Alexandre Arsenault, propriétaire de l’épicerie spécialisée Le Nik de Corneille à Bonaventure, cet appel de l’entrepreneuriat prend racine dans son histoire familiale. Grandir dans cet environnement a façonné sa vision du travail, de l’autonomie et de la création de projets.

Si son parcours l’a mené vers des études en informatique, puis en plomberie, Charles-Alexandre n’a jamais cessé d’explorer. Ces expériences variées nourrissent aujourd’hui son approche entrepreneuriale et sa capacité à accomplir lui-même une multitude de tâches.

Voir le potentiel avant même le projet

Le point de départ du Nik de Corneille repose sur une intuition. Le bâtiment qui abrite aujourd’hui le commerce était à vendre depuis longtemps. Chaque jour, en passant devant, Charles-Alexandre en percevait le potentiel.

Avant même de savoir précisément ce qu’il allait en faire, il décide de l’acheter. Le projet se construit ensuite naturellement, en fonction de ses intérêts, de ses compétences ainsi que des besoins et des opportunités du milieu.

Un commerce de détail aux multiples facettes

Classer le Nik de Corneille dans une seule catégorie serait réducteur. Commerce de détail, oui, mais aussi lieu de découvertes et d’expériences.

On y retrouve notamment :

  • des bières de microbrasseries et de spécialité;
  • des produits liés au plein air et à la pêche;
  • un service de gravure personnalisée;
  • des cartes de collection;
  • des produits maison comme des marinades, sauces et collations.

À cela s’ajoute une formule d’abonnement mensuel de bières qui connaît un vif succès. Chaque mois, une quarantaine de clients reçoivent un panier découverte composé de bières exclusives soigneusement sélectionnées.

Cette formule permet non seulement de fidéliser la clientèle, mais aussi de stabiliser les revenus durant les périodes plus tranquilles.

Des formats accessibles pour une expérience conviviale Se démarquer par l’expérience

Dans un contexte où les grandes chaînes occupent une place importante dans les habitudes de consommation, Charles-Alexandre sait qu’il ne peut pas rivaliser uniquement sur le prix. Sa force réside ailleurs : la relation client et des produits d’exception soigneusement sélectionnés selon les tendances et les goûts de sa clientèle.

Au Nik de Corneille, on ne vient pas seulement acheter une bière. On vient chercher un conseil, une suggestion ou un produit de qualité souvent introuvable dans les grandes surfaces. Charles-Alexandre prend le temps d’accompagner ses clients, de partager ses coups de cœur et de créer une véritable expérience autour du produit.

Il mise également sur des collaborations locales et des projets créatifs à petite échelle, comme des brassins réalisés avec la microbrasserie voisine ou le développement de produits maison. Ceux-ci sont conçus sur place grâce à une cuisine aménagée et certifiée installée dans d’anciens bureaux.

S’entourer pour avancer

Comme plusieurs entrepreneurs, Charles-Alexandre a pu compter sur le soutien de sa famille dès le départ. Cet appui, combiné aux conseils de proches déjà en affaires, lui a permis d’éviter certaines erreurs et de structurer son projet.

L’accompagnement de la SADC, notamment pour le montage financier et le soutien en cours de route, a également joué un rôle important dans le développement de l’entreprise en apportant des repères et une sécurité appréciable.

Entreprendre à Bonaventure : oser faire le saut

S’il avait un conseil à donner à quelqu’un qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs, ce serait simple : essayer.

Il y a de la place pour de nouvelles idées, des concepts différents et des projets portés avec cœur. L’important, selon lui, est de se faire accompagner, d’être à l’écoute du milieu et de ne pas avoir peur de se lancer.

Article rédigé par Noémie Lévesque, conseillère aux entreprises, SADC de Baie-des-Chaleurs

Crédit photo : Lumi Photo