Le Vent dans les Voiles

Une étude réalisée par la SADC en 2005 pour cerner le profil des visiteurs de la Vallée-de-la-Gatineau l’avait prédit… et une seconde étude menée en 2014 l’a confirmé: la villégiature privée s’accroît. Et ses retombées économiques sont stupéfiantes ! «En été, la population locale double », explique Pierre Monette, directeur général de la SADC Vallée-de-la-Gatineau. « Les gens séjournent plus souvent et plus longtemps sur le territoire. Nos deux études montrent qu’ils y dépensent 52 M$ en consommation actuellement, contre 23 M$ en 2005.»

Investisseurs recherchés

Sensibilisés par la SADC, les commerces de la région ont modifiés depuis plusieurs années leur approche. «Nos consommateurs recherchent une expérience authentique: des boutiques spécialisées et de l’hébergement personnalisé », précise M. Monette. « La villégiature commerciale offre un réel potentiel. Nous sollicitons les investisseurs. Le Village Majopial, à Bouchette, incarne parfaitement le développement que nous souhaitons promouvoir. »

Le rêve d'entreprendre en région devenu réalité

Ce complexe récréotouristique est l’oeuvre de Pierre Riel. Natif de Maniwaki, l’homme d’affaires, vice-président principal et directeur général de l’est de Canada de Cotsco Canada a toujours voulu réinvestir dans sa région. «Pour développer une région, ça prend du courage. Je me suis toujours vu comme une personne courageuse. » Voilà ce qu’il faut pour démarrer un restaurant de fine cuisine française au coeur de la forêt val-gatinoise ! Pourquoi maintenant ? M. Riel est affirmatif : « C’est grâce à des intervenants locaux comme la SADC, qui croit au développement de la région, qu’il y a aujourd’hui une belle unité dans nos efforts. »

Trente et un mille… saveurs

Fondé en 2011, le Village comprend en outre une auberge, trois chalets ainsi que des sentiers pédestres et de motoneige. Mais ce n’est qu’un début. «Nous ne sommes qu’à mi-chemin dans notre évolution », affirme M. Riel. Une luxueuse auberge destinée aux escapades romantiques ouvrira aussi en juin prochain au bord du lac, et plusieurs autres volets sont en développement, dont des maisons dans les arbres, des ruches et un laboratoire alimentaire. « Le Village est entouré d’une érablière », explique M. Riel. « J’aimerais que nous mettions au point des produits du terroir qui pourraient être vendus dans les épiceries avoisinantes ». S’il est assuré d’attirer de nombreux visiteurs, nul doute que le Village Majopial saura aussi inspirer les investisseurs !