Depuis 40 ans, les SADC et CAE s’activent pour faire des régions du Québec des endroits prospères où il fait bon vivre. Bien qu’il soit un joueur important pour stimuler la participation des collectivités à la prise en charge de leur avenir, le Réseau est encore méconnu de plusieurs. Aujourd’hui, on allume les projecteurs!

Au Québec, plus de 10 000 entrepreneurs et projets locaux bénéficient chaque année d’une aide financière et des services-conseils des membres du Réseau des SADC et CAE. Comment se fait-il qu’on soit encore si nombreux à ignorer leur impact au sein des régions? «En région, on nous connaît bien. Nous mettons toutes nos énergies à soutenir l’entrepreneuriat local et beaucoup moins à nous mettre en valeur», rigole Paul Gauthier, directeur général du Réseau. 

Un programme unique dans le monde

La force du Réseau réside dans sa capacité d’accompagner et de financer des entreprises que ce soit dans leurs activités de démarrage, de transfert d’entreprise, en formation de la relève, en développement durable ou en développement de ventes en ligne. 

Le Réseau est issu du Programme de développement des collectivités mis en place en 1979 par le gouvernement fédéral, d’un océan à l’autre. «C’était une importante marque de confiance de reconnaître ainsi la force des leaders de nos communautés pour gérer les fonds publics dédiés à la vitalité des régions. Qui d’autres sont les mieux placés pour identifier et supporter les projets qui ont le potentiel de les rendre prospères et attractives?», avoue Paul  Gauthier. «En 40  ans,  on a pratiquement triplé l’argent qu’on nous a confié. Ce modus operandi 100% terrain fait en sorte que le Canada se distingue à l’échelle mondiale.»  Aujourd’hui, le Réseau compte 57 SADC et 10 CAE. Chacun des membres, gouverné par des administrateurs bénévoles, gère un important fonds d’investissement qu’il met à la disposition des entreprises et des jeunes entrepreneurs locaux.

La constance du jardinier

Depuis toujours, les SADC et CAE sont reconnus pour leur proximité et leur connaissance approfondie du milieu. «Nous n’hésitons pas à prendre des risques quand il est question de financer des entreprises qui créeront de l’emploi. Et quand ça va mal, nous redoublons d’efforts pour ne pas les perdre», poursuit Paul Gauthier.

Financer une entreprise, c’est une chose, mais il ne faut surtout pas négliger l’accompagnement. « Dans le Réseau, nous passons environ 10  heures avec une entreprise en amont de nos interventions tandis que 30  heures sont consacrées à l’analyse du dossier et au passage au comité de financement. Quant au suivi, on accorde en moyenne 300 heures à chacun des dossiers », évalue monsieur Gauthier.  Les résultats sont là. « Selon Statistiques Canada qui analyse chaque année nos performances, le taux de survie après 5 ans des entreprises soutenues par les SADC et CAE est de 80 % tandis qu’il est de 60% pour les autres », conclut fièrement le directeur général.

SUIVRE L’EXEMPLE

Projet collectif

Le Réseau intervient à deux niveaux tant pour soutenir les entreprises que les collectivités. Un exemple ? La SADC des Basques - via son volet développement économique local - est au cœur d’une démarche de revitalisation depuis plus de 10 ans. Pour contrer les impacts d’une population vieillissante et l’exode des jeunes, la SADC a déployé un plan d’action continue qui vise l’amélioration physique des milieux de vie et le développement d’une relève entrepreneuriale importante. Une nouvelle offre de service plus contemporaine et mieux adaptée aux besoins a aussi permis de diversifier le tissu économique local.

Yvanho Rioux, Philippe Veilleux de la SADC, le maire de Trois-Pistoles, le député Jean D’Amours et différents partenaires financiers et membres du comité du kiosque des Basques.

Yvanho Rioux, Philippe Veilleux de la SADC, le maire de Trois-Pistoles, le député Jean D’Amours et différents partenaires financiers et membres du comité du kiosque des Basques.

 

Projet d’entreprise 

Nahak Sports se spécialise dans la fabrication d’équipements de haute performance pour les sports canins attelés comme le canicross et le bikejoring. La SADC de Lotbinière les accompagne depuis le début. En 6 ans, leurs ventes ont rebondi, et eux aussi. «Les opérations sont passées du cabanon du jeune couple à une usine de 10  000  pieds carrés bien à eux, à Laurier Station. Ils ont aujourd’hui 8  employés et plus de 150 points de vente au Québec. Leurs ventes sur internet ont également explosé hors-frontières», affirme Laurence Montreuil, conseillère aux entreprises à la SADC de Lotbinière. «Au-delà du financement obtenu via notre programme Stratégie Jeunesse offert aux 18-39 ans, nous les accompagnons aussi dans la gestion des ressources humaines et le développement des affaires.» Tout ça, gratuitement! (Voir photo principale.)