FEMME ENTREPRENEURE: KAREN LACHAPELLE, RÉUSSIR DANS L’IMPRIMÉ À L’ÈRE DU NUMÉRIQUE
Publié par sadcstaging
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Karen Lachapelle est propriétaire d’un journal local, d’une maison d’édition et d’un réseau d’imprimeries: trois entreprises oeuvrant dans des secteurs éprouvés par l’émergence du numérique. Pourtant, son petit empire du papier poursuit sa croissance, avec le soutien, entre autres, de la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) Témiscamingue. Portrait d’une entrepreneure qui a croisés « plus d’un ange » sur sa route.

Karen Lachapelle est propriétaire d’un journal local, d’une maison d’édition et d’un réseau d’imprimeries: trois entreprises oeuvrant dans des secteurs éprouvés par l’émergence du numérique. Pourtant, son petit empire du papier poursuit sa croissance, avec le soutien, entre autres, de la Société d’aide au développement de la collectivités (SADC) Témiscamingue. Protrait d’une entrepreneure qui a croiés « plus d’un ange » sur sa route.

À 24 ans, Karen Lachapelle s’est vu offrir l’opportunité d’acheter le journal local Le Reflet témiscamien. « Ce n’était pas du tout dans mon plan de carrière ! » s’exclame la femme d’affaires de Ville-Marie. La proposition n’était pas dénuée de sens. Embauchée au journal au début de son secondaire, Karen Lachapelle avait continué d’y travailler jusqu’à la fin de son baccalauréat en communication, effectué à distance à la TÉLUQ.

Une femme entrepreneure inspirante !

« Monic, une des fondatrices du journal, a vu quelque chose en moi. Elle m’a dit que j’avais l’âme d’une entrepreneure, alors que je ne venais pas du tout d’une famille d’entrepreneurs ! » Malgré tout, c’est dans sa propre famille qu’elle trouve son premier ange investisseur : « Quand mon grand-père a vu mon plan d’affaires, il a trouvé que ça tenait la route et il a décidé de m’avancer les fonds. »

Le journal a été le tremplin lui permettant de fonder les éditions Z’ailées, cinq ans plus tard. Cette fois-ci, c’est la SADC du Témiscamingue qui lui a donné un coup de pouce, en investissant du capital de risque dans son projet de littérature jeunesse. « La proposition cadrait avec la mission de notre fonds Stratégie jeunesse, et venait élargir l’offre culturelle dans la région », explique Nadia Bellehumeur, directrice générale de la SADC du Témiscamingue.

« J’ai rencontré plus d’un ange sur mon parcours », résume l’entrepreneure pour expliquer le succès de son « empire de papier », qui comprend aujourd’hui un journal, une maison d’édition jeunesse et trois imprimeries. Nadia Bellehumeur corrige aussitôt le tir : « J’ai rarement vu une personne aussi travaillante et assidue que Karen. Elle fait ses devoirs et prend toutes nos propositions en considération. Je peux dire qu’elle mérite tout le succès qu’elle connaît aujourd’hui ! »

Traverser la tempête

Ce succès, il s’est bâti à force de travail et de remises en question. « Quand j’ai acheté le journal en 2001, le secteur allait super bien ! C’est à partir de 2014 que les revenus ont commencé à chuter, lorsque les annonceurs nationaux se sont tournés vers la publicité en ligne », raconte l’entrepreneure, qui a pu confirmer cette tendance lourde et généralisée en consultant les données sectorielles de la SADC.

Un premier chantier s’est imposé à Karen : la diversification de ses activités. Paradoxalement, elle a décidé de se lancer un autre secteur éprouvé par le numérique, celui de l’impression. « D’une part, ça nous faisait économiser sur les coûts d’impression du journal et de la maison d’édition. D’autre part, il y a encore de la demande en papeterie commerciale. Nous sommes à la porte du Nord, et les compagnies minières, entre autres, en ont besoin. »

Karen Lachapelle a fait ses classes en fondant une première imprimerie à Ville-Marie en 2011 : Impression Design Grafik. Elle a par la suite racheté deux imprimeries en Abitibi : Copie Tech à Val-d’Or et Gaby à Amos. « Ces rachats ne faisaient pas du tout partie de mes plans ! s’exclame l’entrepreneure. C’est la SADC qui m’en a fait voir les avantages. On ne part pas de zéro. On bâtit sur une expertise et des infrastructures existantes. C’est complètement autre chose ! »

Poursuivre la croissance, en numérique et sur papier

Elle s’est ensuite attaquée à un autre grand chantier : celui du numérique. « Avec l’aide de la SADC, nous avons commencé à revamper notre parc informatique pour mieux desservir nos entreprises, qui sont dispersées aux quatre coins du territoire. » Le journal et la maison d’édition se transforment aussi : le site web du journal est en refonte, et les publications des éditions Z’ailées se déclinent désormais en format numérique.

« Nous ne tournons pas le dos au papier, prévient l’entrepreneure. Je continue de croire que le papier et le numérique peuvent coexister. » La croissance de ses entreprises tend à le démontrer. Depuis 2016, Karen Lachapelle a plus que doublé son chiffre d’affaires, tout en voyant passer le nombre de ses employés de 12 à 25. Et ce n’est qu’un début, assure-t-elle. Sa tête foisonne d’idées et de projets d’expansion !

Le parcours de Karen Lachapelle, en bref

  • 2001 : acquisition du journal Le Reflet témiscamien (Ville-Marie, Témiscamingue)
  • 2006 : fondation de la maison d’édition jeunesse Les éditions Z’ailées (Ville-Marie, Témiscamingue)
  • 2011 : fondation de l’imprimerie Design Grafik (Ville-Marie, Témiscamingue)
  • 2016 : acquisition de l’imprimerie Copie Tech (Val-d’Or, Abitibi)
  • 2019 : acquisition de l’imprimerie Gaby (Amos, Abitibi)
  • Depuis 2016, le nombre d’employés a doublé, passant de 12 à 25. Le chiffre d’affaires total des entreprises s’est multiplié par 2,5.

 

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