Portrait d’entreprise – Ferme M et M
Publié par Lyne Lebrasseur
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Propriétaires de la Ferme M et M, une entreprise laitière, Marie-Ève Cyr et Maxime Plante ont fait leur première traite à la fin 2021. Depuis, leur ferme du rang Thivierge, dans le magnifique arrière-pays de Bonaventure, accroît peu à peu sa production. Rencontre avec ce couple passionné d’agriculture, dont l’entreprise a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.

 

L’entreprise, en bref

Marie-Ève et Maxime ont eu accès au programme d’aide au démarrage d’entreprises laitières des Producteurs de lait du Québec en 2020. Ils ont ainsi pu acquérir 16 kg de quota de lait et bénéficier d’un prêt de 16 autres kg pour 10 ans. À l’été 2021, ils ont rénové et agrandi un bâtiment existant pour en faire une étable, puis construit une fosse à fumier, pour enfin réaliser leur première traite à la mi-décembre. Ils comptent aujourd’hui une quarantaine de vaches et 41 kg de quota.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

Marie-Ève souligne que le fait d’avoir démarré – et non repris – une entreprise de production laitière est en soi assez distinctif au Québec. Maxime précise que la Ferme M et M se démarque par ses vaches en stabulation libre. « Nos vaches sont lousses 24 h sur 24 dans le bâtiment », mentionne-t-il. « On n’a pas la race commune, la noire et blanche que tout le monde est habitué de voir, poursuit-il. On a la race jersey, plus petite, de la même couleur qu’un chevreuil », qui a la particularité de produire un lait très riche.

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

Maxime détient un DEC en gestion exploitation d’entreprise agricole et Marie-Ève est agronome. Tous deux ont travaillé à la Ferme Bourdages Tradition, à St-Siméon, avant de démarrer. Et Maxime, qui vient d’une ferme laitière du comté de Lotbinière, dans Chaudière-Appalaches, connaissait bien l’entrepreneuriat sur une ferme. « On voulait quelque chose qui nous ressemblait, et qu’on pourrait gérer nous-mêmes », mentionne Marie-Ève.

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

Marie-Ève et Maxime ont obtenu de l’aide financière grâce au Fonds Stratégie jeunesse de la SADC. « On a eu deux prêts personnels de 25 000 $, qu’on a investi dans le fonds de roulement », mentionne Maxime. « Pendant qu’on construit, on a les frais d’une entreprise, mais pas de revenus qui rentrent. [Le soutien] de la SADC a servi comme fonds de roulement pour payer nos stocks la première année. »

Parlez-nous de « bons coups » dont vous êtes particulièrement fiers en matière de développement durable?

« On n’utilise aucun pesticide », mentionne Maxime. La Ferme épand ses propres fumiers, au printemps plutôt qu’à l’automne. « C’est beaucoup plus efficace au printemps quand les plantes sont en croissance », explique Marie-Ève. De plus, le couple a installé un système qui permet de récupérer l’eau pour laver le plancher de l’étable. « On économise pratiquement 400 litres d’eau par jour! », précise Maxime. « Et on essaie de prendre des produits biodégradables. »

Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« Ne pas s’arrêter pour un non!, s’exclame Maxime. Avant qu’on puisse démarrer, on s’est fait dire non souvent. » Et il ajoute : « Tu prends un triangle équilatéral : volonté, motivation et discipline. Il faut ajuster ça de façon égale. » Il suggère également de suivre un cours de gestion. Et selon lui, dans le domaine agricole, « il faut vraiment miser sur l’efficacité, ne rien négliger pour réussir. Une vache qui n’est pas bien, elle ne donne pas de lait! », illustre-t-il.

À propos de Marie-Ève Cyr et Maxime Plante

Selon Marie-Ève et Maxime, pour réussir comme couple en affaires, il faut être bien entourés. Ils soulignent avoir reçu beaucoup d’aide de la part d’intervenants socioéconomiques, d’autres producteurs et de leur famille.