MARKETING – Vicky Boudreau : Comment bâtir son réseau

Ouverture du Superbol à Rouyn-Noranda!

Le 24 octobre dernier, le restaurant SuperBol a ouvert ses portes à Rouyn-Noranda. L’entreprise propose un concept de restauration axé sur les bols repas, notamment à base de poulet et de crevettes, où la cuisson sur le grill occupe une place centrale. Situé sur l’avenue Principale, l’établissement est maintenant ouvert en salle à manger et offre également un service de livraison. L’ouverture a permis la création de 14 emplois.

PME et revitalisation des centres-villes : Quels leviers pour dynamiser votre communauté locale !

Les centres-villes sont le cœur vivant de nos communautés. Pourtant, plusieurs ont été fragilisés par la pandémie, la fermeture de commerces ou le déplacement des activités vers la périphérie. Dans ce contexte, les petites entreprises ont un rôle clé à jouer pour stimuler le développement économique local. Mais comment les PME peuvent revitaliser leur centre-ville de manière durable et stratégique ?

Quelles stratégies les petites entreprises peuvent-elles adopter pour contribuer à la revitalisation de leur centre-ville ?

Voici quelques leviers concrets à envisager :

  • Créer des expériences de proximité : les PME peuvent miser sur leur authenticité et leur ancrage local pour offrir des produits, services ou événements qui répondent aux besoins spécifiques de la communauté.
  • S’associer à des initiatives locales au Québec : festivals, marchés publics, campagnes de promotion régionale ou projets de piétonnisation sont autant d’initiatives économiques et sociales pour dynamiser nos milieux de vie au Québec.
  • Collaborer avec d’autres commerçants : les regroupements entre entreprises renforcent l’attractivité d’un secteur et permettent des économies partagées en marketing, livraison ou animation commerciale.
  • Intégrer une vision durable : adopter des pratiques écoresponsables ou soutenir des projets citoyens peut renforcer l’image d’une entreprise tout en consolidant le tissu social et la collectivité.

Quels soutiens existent pour dynamiser les centres-villes ?

De nombreuses ressources sont disponibles : programmes municipaux de soutien aux centres-villes, financement via les SADC et CAE, initiatives des sociétés de développement commercial (SDC) et leurs regroupements (RSDCQ) via un accompagnement en stratégies communautaires PME (https://regroupementdessdcduquebec.com/.) Ces partenaires peuvent offrir un cadre structurant pour des stratégies locales pour entreprises en centre-ville.

Envie de contribuer activement à votre communauté ?
Que vous soyez commerçant établi ou jeune entrepreneur, votre entreprise ou projet peut jouer un rôle moteur dans la revitalisation de votre collectivité.

Besoin d’inspiration ou de soutien pour passer à l’action ? Un petit geste peut entraîner un grand changement.

Communiquez avec un membre du Réseau SADC et CAE de votre région pour explorer les possibilités qui s’offrent à vous : https://www.sadc-cae.ca/fr/trouvez-votre-sadc-cae/

VENTE : Dominic Gagnon : négocier comme un pro

Béton de la Baie – Innover dans l’industrie du béton, un mètre cube à la fois

Entreprendre dans le domaine de la construction demande du courage, de la résilience et une bonne dose de persévérance.

Pour Erika Pitts, fondatrice de Béton de la Baie, ce parcours s’inscrit dans une histoire familiale profondément enracinée dans le béton. Fille d’entrepreneur, elle a grandi sur les chantiers, suivant son père partout. Son avenir s’est dessiné sur le terrain, dans la continuité du savoir-faire transmis par ses parents. Comme elle le dit elle-même, « la pomme n’est pas tombée loin de l’arbre ».

Une offre adaptée aux petites et moyennes quantités

Là où Béton de la Baie se démarque particulièrement, c’est dans sa spécialisation pour les petites et moyennes quantités. Dalles, fondations, trottoirs, projets municipaux ou résidentiels : l’entreprise dessert une clientèle variée, autant privée que publique.

Dans un marché où les grands joueurs se concentrent sur les très gros volumes, Béton de la Baie occupe une niche essentielle. Les clients paient uniquement pour la quantité exacte utilisée, ni plus, ni moins, ce qui rend le service accessible, précis et rassurant.

Persévérer malgré les obstacles

Le démarrage de l’entreprise n’a toutefois rien eu d’un long fleuve tranquille. Obtenir un camion volumétrique représente un investissement majeur, tant financier qu’opérationnel. Le projet, amorcé en 2020, a finalement pris près de quatre ans avant de se concrétiser.

Entre les délais, les plans A, B et même C, Erika a dû faire preuve d’une grande capacité d’adaptation.

« On bâtit notre avion en descendant », résume-t-elle avec justesse.

Une image forte qui illustre bien la réalité de nombreux entrepreneurs.

Une approche responsable et durable

Au-delà du concept innovant de son offre de service, Béton de la Baie se distingue aussi par son impact environnemental positif. Grâce au mélange sur place, le gaspillage de béton est pratiquement nul. Le lavage du camion nécessite également beaucoup moins d’eau que les bétonnières traditionnelles, réduisant ainsi les eaux usées et l’empreinte environnementale du service.

Dans une industrie souvent associée à de grandes quantités de déchets, cette approche plus responsable fait partie intégrante de la vision d’Erika.

Un projet porté par un effort de réseautage

Béton de la Baie est aussi le fruit d’un véritable effort collectif. Erika a pu compter sur l’appui de nombreux partenaires : investisseurs privés, fournisseurs, institutions financières et organismes de développement économique.

L’accompagnement de la SADC, combiné à d’autres acteurs du milieu, a permis de structurer le montage financier et d’assurer un fonds de roulement essentiel au démarrage dans un secteur d’activité saisonnier.

Une vision tournée vers l’avenir

 

Pour les prochaines années, Erika envisage une croissance mesurée. L’acquisition d’un second camion permettrait d’augmenter l’efficacité et d’élargir le territoire desservi. À plus long terme, l’aménagement d’un garage ouvrirait la porte à la fabrication de produits de béton préfabriqués et à une prolongation de la saison d’opération.

Entreprendre au féminin dans la construction

 

Évoluer dans un milieu encore largement masculin comporte son lot de défis. Erika en est consciente. Pourtant, elle avance avec confiance, portée par ses compétences, son expérience et sa forte compréhension de l’industrie dans laquelle elle œuvre.

Dans son parcours, Erika souligne avoir reçu beaucoup de soutien, souvent là où on ne l’attend pas toujours. Plusieurs des personnes qui l’ont aidée à concrétiser son projet se sont avérés être des personnes inattendues et les collaborations se sont déroulées dans un climat de respect et d’ouverture. Bien sûr, il arrive encore parfois d’être traitée différemment, mais ce n’est pas systématique.

Son conseil à toute femme souhaitant se lancer en affaires dans la construction est simple : se faire confiance, être ouverte aux erreurs, accepter l’aide et ne jamais abandonner.

À travers son parcours, Erika Pitts incarne une nouvelle génération d’entrepreneures : engagées, résilientes et profondément attachées à leur territoire.

Article rédigé par Noémie Lévesque, conseillère aux entreprises, SADC de Baie-des-Chaleurs

Crédit photo : Lumi Photo

Gabriel Hudon, propriétaire de Publicité P.A. Michaud – Projet d’acquisition d’entreprise

🎥 Témoignage d’un entrepreneur d’ici

Dans cette capsule, Gabriel Hudon, propriétaire de Publicité P.A. Michaud, partage comment l’accompagnement personnalisé de la SADC du Kamouraska a fait une réelle différence dans son parcours entrepreneurial, à la fois comme partenaire de son entreprise et partenaire économique engagé dans le milieu.

Vous avez un projet en tête?
Créer, reprendre ou faire grandir une entreprise, c’est possible en région!

Faites comme Gabriel : osez demander du soutien auprès de l’équipe de la SADC!

🔗 Pour en savoir plus sur nos services : https://www.sadc-cae.ca/fr/sadc/sadc-kamouraska

📩 Pour communiquer avec nous : https://sadc-kamouraska.odoo.com/contact

Ensemble, transformons vos projets en succès durables!

 

La rupture de services de proximité en milieu rural : constats, défis et solutions

Récemment, je lisais un rapport d’intelligence sur les problèmes ruraux à l’échelle internationale. Le constat est clair : la crise du commerce de proximité en milieu rural au Québec est aussi vécue en Europe, en Asie et ailleurs en Amérique du Nord.

 

Il y a des fermetures massives d’épiceries, de boulangeries, de cafés et de services essentiels. Le développement économique est complexifié par divers éléments, dont le vieillissement de la population, l’exode rural, la pénurie de main-d’œuvre, les enjeux logistiques et le commerce en ligne.

 

Pour illustrer ce phénomène, en France en 2021, 62 % des communes (l’équivalent de nos villages) n’avaient aucun commerce, ce qui affectait 21 millions de personnes. Dans les rues commerciales rurales, 14 % des locaux étaient inoccupés.

 

Le problème, c’est qu’en milieu rural, le commerce de proximité est souvent un service essentiel. De plus, la vitalité commerciale aide à attirer des gens à venir s’installer dans la région. Un café, une boulangerie, un restaurant, ce sont aussi des lieux où les nouvelles circulent et où les gens se rencontrent. Le commerce de proximité a donc un rôle social important, en plus de son rôle économique.

 

 

Et le commerce en ligne dans tout ça?

Malheureusement, en 2025, un commerce qui n’a pas de vitrine internet est un commerce qui n’existe pas aux yeux des consommateurs. Pour pallier cela, plusieurs commerces ruraux en France ont introduit le concept de « phygital », c’est-à-dire un mélange entre une porte d’entrée physique sur les lieux et une autre sur un site web. Cela permet aux gens de faire une première recherche en ligne, puis d’obtenir des conseils et de créer des liens en personne.

 

Je suis conscient que la numérisation amène des défis et des enjeux, mais aussi des opportunités, comme celle de faire des ventes 24 h/24. Et c’est le rôle d’un organisme comme le nôtre d’accompagner les entreprises dans cette transition.

 

 

Problèmes de logistique et de transport

La logistique de transport en milieu rural est un enjeu important, car les distances sont grandes et il faut réussir à atteindre les grands centres. En Chine, le service postal contribue au développement régional en gérant l’approvisionnement. Peut-être une opportunité pour Postes Canada? En Espagne, la coopération entre les agences gouvernementales, les prestataires logistiques et les entreprises locales, combinée à des outils technologiques, permet d’aider les marchés fragmentés et de mieux gérer les variations saisonnières. Et des variations de saisons, au Québec, on s’y connaît.

 

Le modèle coopératif existe aussi ici. Par exemple, Radish permet de mettre en commun l’inventaire de plusieurs restaurants afin d’éviter de devoir passer des commandes distinctes et d’assumer des frais de transport élevés.

 

Une autre façon de contourner les problématiques de logistique et de transport en milieu rural est de favoriser les circuits courts. Les commerces agricoles qui proposent des concepts de casiers accessibles le week-end, lorsque les commerces sont fermés, en sont un bon exemple. Les points relais et les marchés ambulants favorisent aussi la logistique rurale. De quoi stimuler l’achat local et concurrencer les grandes chaînes par la fraîcheur, la qualité et le lien direct avec le producteur.

 

 

Comment le Réseau des SADC+CAE peut-il aider?

Je suis convaincu que notre Réseau et ses partenaires peuvent jouer un rôle encore plus important en déployant plusieurs actions. D’abord, il faut renforcer l’expertise et l’accompagnement pour revitaliser les rues commerciales rurales. Parce que lorsqu’un milieu est attrayant, il attire autant les commerçants que les clients. Dans cette optique, la collaboration avec des organisations spécialisées comme Rues Principales est essentielle. Leurs expertises en commerce de proximité et en revitalisation des artères commerciales constituent des leviers stratégiques pour soutenir les communautés rurales.

 

Il serait également pertinent de développer un centre de ressources mutualisé et d’outiller les conseillers régionaux afin de réaliser des diagnostics territoriaux ciblés. D’ailleurs, plusieurs SADC+CAE accentuent actuellement cette expertise grâce à GoData, un outil interne hautement spécialisé. De plus, le renforcement de services de soutien à la transmission et à la reprise d’entreprises commerciales –  comme ceux offerts par Repreneuriat Québec – permettrait de favoriser la relève entrepreneuriale et de maintenir les services en région.

 

Le Réseau des SADC+CAE peut aussi contribuer à stimuler la mutualisation et l’innovation dans les modèles d’entrepreneuriat collectif, notamment en favorisant la création de coopératives et de regroupements de commerçants, ainsi qu’en faisant la promotion des commerces multi-activités, et ce, en travaillant main dans la main avec la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ) et le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM).

 

Finalement, pour garder nos régions bien vivantes, il faut renforcer le soutien à la numérisation des commerces, promouvoir des modules de formation liés à la transition écologique et soutenir la mise en place de solutions innovantes en matière de logistique rurale.

 

 

L’implication de tous, facteur de succès de l’économie régionale

Le succès de toute initiative de développement régional repose sur l’implication de plusieurs acteurs. Mais l’un des plus importants demeure le citoyen. Parce que même avec une campagne d’achat local, des influenceurs régionaux ou un commerce multi-activités, si les gens du milieu n’y adhèrent pas, personne n’en verra les bénéfices.

 

Il est donc primordial de faire du développement local en écoutant les besoins de la communauté. C’est l’interaction entre les organismes et programmes de soutien, les citoyens et les commerçants qui permet aux initiatives de fonctionner. Car, dans les milieux éloignés, l’accessibilité à des services de proximité, à des biens et à de la nourriture demeure un enjeu majeur.

 

Finalement, le commerce local nous permet aussi de préserver notre couleur régionale. C’est ce qui attire autant les touristes que les résidents. Alors, partageons nos innovations et nos expertises pour faire face ensemble aux défis de la dévitalisation et de la rupture de services de proximité, afin de continuer à bâtir des villages forts où il fait bon demeurer, travailler et consommer.

 

 

Pascal Harvey

Président-directeur général