Le gouvernement du Canada réitère son engagement envers les SADC de la Gaspésie et des îles-de-la-Madeleine et investit 16M$

Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le 25 juin 2024.  Les SADC de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine se réjouissent de l’annonce effectuée par l’honorable Soraya Martinez Ferrada, ministre du Tourisme et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec (DEC) le 14 juin dernier lors du 20e congrès annuel du Réseau des SADC et CAE, dévoilant les nouvelles ententes de contribution de cinq ans entre DEC ainsi que le Réseau et les 57 SADC (Sociétés d’aide au développement des collectivités) et 10 CAE (Centres d’aide aux entreprises) du Québec.

Des investissements totaux de 245 M$ permettront d’assurer le fonctionnement des 67 SADC et CAE du Québec et de leur réseau, en plus d’assurer la livraison équitable, à travers les régions rurales et semi-urbaines du Québec, des principales lignes d’affaires, soit le développement économique local, l’accompagnement et le financement aux entrepreneurs dans les milieux ruraux et semi-urbains. Plus précisément en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, les SADC de Baie-des-Chaleurs, de Gaspé, de la Haute-Gaspésie, de Rocher-Percé et des Îles-de-la-Madeleine pourront compter sur des investissements de 16 M$. Les SADC et CAE renforceront également leurs interventions locales, notamment en accentuant leurs actions pour répondre aux enjeux économiques actuels des entrepreneurs.

« Les régions du Québec rencontrent des défis économiques qui leur sont propres et les SADC et CAE sont là pour les aider à les relever. Nous avons de l’ambition pour nos régions et avec notre principal partenaire d’affaires Développement économique Canada pour les régions du Québec, ainsi qu’en complémentarité avec les partenaires du milieu, nous continuerons à propulser les projets collectifs et d’affaires vers la réussite », affirme Aurèle Doucet représentant de la région au CA du Réseau.

 

Des investissements ciblés pour répondre aux enjeux des entrepreneurs

Ce nouvel accord conclu avec le gouvernement du Canada permettra aux SADC et CAE de créer de nouveaux produits financiers pour aider les entrepreneurs à répondre à leurs enjeux économiques prioritaires tels que la transition verte et numérique, ainsi qu’aux défis liés au transfert d’entreprise et à l’entrepreneuriat jeunesse. Ces investissements représentent 600 000 $ pour chacune des SADC de la région.

Notons que ces fonds proviennent des remboursements des entrepreneurs ayant bénéficiés de prêts via le Fonds d’aide et de relance régionale – un fonds mis en place en 2020 par le gouvernement du Canada en réponse aux défis reliés à la crise sanitaire.

 

Du financement pour renforcer nos interventions locales et compter sur un vaste Réseau d’expertise national

Toujours à partir des retours du Fonds d’aide et de relance régionale, une enveloppe de 28 M$ permettra également à chaque SADC et CAE, ainsi qu’au Réseau de renforcer leur capacité d’intervention. Principalement, chaque SADC et CAE aura accès à des fonds supplémentaires de 335 000 $ pour accentuer ses interventions en développement économique local et en aide technique aux entrepreneurs. Une enveloppe sera aussi allouée au Réseau afin de renforcer son rôle-conseil et d’offrir plus de services aux 67 SADC et CAE, notamment par l’embauche de nouvelles ressources partagées et un appui accru dans l’optimisation de leurs processus d’affaires.

« Les SADC et CAE font une réelle différence dans nos collectivités et nos entreprises partout au Québec. DEC est fier de pouvoir compter sur le Réseau et ses membres, véritables partenaires clés, pour la prospérité de nos régions et de leurs entreprises depuis maintenant 29 ans. Bravo aux professionnel.le.s et bénévoles qui veillent de si près aux besoins de l’écosystème entrepreneurial dans chacune des régions du Québec. »

L’honorable Soraya Martinez Ferrada, ministre du Tourisme et ministre responsable de DEC

 

En somme, ces nouvelles ententes permettront aux SADC et CAE de poursuivre leur mission au sein de leurs milieux tout en comptant sur l’expertise d’un vaste Réseau national au bénéfice des collectivités et des entrepreneurs. Une action compétente, personnalisée et humaine qui contribue véritablement au développement, au succès et ultimement à la survie des entreprises, comme en témoigne Pierre Dugas, propriétaire de Transports Jos Dugas et Fils inc de Nouvelle : « La SADC a été un plus, nous avons pu faire l’acquisition d’autres entreprises de transport et prendre de l’expansion, acquérir des autobus électriques avec des taux d’intérêt qui sont avantageux.  De plus, nous avons apprécié l’accompagnement offert afin de réaménager les tâches en fonction des nouveaux besoins liés à l’expansion ».

 

Quelques impacts des SADC et CAE au sein de l’économie québécoise

Les investissements au sein des SADC et CAE rapportent! Selon une étude réalisée par Aviseo Conseil pour la période 2019 à 2023, les SADC et CAE ont engendré une augmentation du PIB réel du Québec de 458 M$ dont 85 M$ découlent de nos investissements en prêts et 273 M$ sont générés par l’augmentation du taux de survie après cinq ans des entreprises accompagnées par les SADC et CAE. Rappelons qu’une étude de Statistique Canada démontre que ce taux est plus que le double chez nos clientèles.

 

À propos du Réseau des SADC et CAE

Le Réseau des SADC (Sociétés d’aide au développement des collectivités) et CAE (Centres d’aide aux entreprises) regroupe 57 SADC et 10 CAE qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique de leur collectivité. Ce sont plus de 1 000 professionnels et bénévoles qui soutiennent et financent chaque année plus de 10 000 entrepreneurs et 1 000 projets de développement économique local. www.sadc-cae.ca

 

Le Programme de développement des collectivités (PDC)

Ce programme pancanadien soutient le développement économique local et renforce la capacité des collectivités à réaliser leur plein potentiel de façon durable. Ce programme a comme principaux objectifs :

  • la stabilité, la croissance économique et la création d’emplois;
  • des économies locales diversifiées et concurrentielles en milieu rural;
  • le développement de collectivités durables.

Par ce programme, DEC soutient financièrement les SADC et CAE qui travaillent au développement des collectivités dans les régions du Québec.

 

RENSEIGNEMENTS ET DEMANDES D’ENTREVUES

Réseau des SADC et CAE

Christine Pilote, directrice des communications, 581 999-6363, cpilote@sadc-cae.ca

SADC de Baie-des-Chaleurs

Lyne Lebrasseur, directrice générale, 418 759-1555 poste 222, llebrasseur@sadcbc.ca

SADC du Rocher-Percé

Maryse Lelièvre, directrice générale, 418 689-5699 poste 202, mlelievre@sadcrp.ca

SADC de Gaspé

Dave Lavoie, directeur général, 418 368-2906 poste 5, directeur@sadcgaspe.com

SADC de la Haute-Gaspésie

Richard Marin, directeur général, 418 763-5355 poste 225, rmarin@sadchautegaspesie.com

SADC des Îles-de-la-Madeleine

Daniel Gaudet, directeur général, 418 986-4601 poste 223, dgaudet@sadcdesiles.com

40 ans à bâtir demain, ensemble ! La SADC de Baie-des-Chaleurs a injecté plus de 33 millions dans l’économie locale

Maria, le 12 juin 2024. — La SADC de Baie-des-Chaleurs a souligné les 40 ans de l’organisme lors de son assemblée générale annuelle (AGA) tenue le 5 juin 2024 à la Microbrasserie Bistro La belle aventure de Bonaventure. Depuis 1984, elle a injecté dans la région plus de 33 millions dans des entreprises et projets pour 233 M$ de retombées dans le milieu.

 

Le président de la SADC de Baie-des-Chaleurs, Charles Guérette, a souligné dans le cadre des festivités entourant le 40e anniversaire, la mise en place d’un projet de plantation d’arbres fruitiers en collaboration avec deux organismes communautaires de la région soit : la Source Alimentaire Bonavignon, à Maria et le Collectif Aliment-Terre, à Paspébiac. Des démarches pour le secteur Avignon Ouest sont également en cours pour la concrétisation d’un projet similaire. Cette initiative permettra de planter différentes variétés d’arbres fruitiers dans les jardins collectifs et communautaires de ces organismes. À maturité, ces arbres fourniront une variété de fruits à leurs bénéficiaires. « En tant que SADC, notre vision est d’avoir un impact positif sur la vitalité des communautés et le projet de plantation d’arbres fruitiers est notre façon de dire merci au milieu et de laisser un legs positif pour les années à venir. De plus, nous souhaitons que cette initiative inspire d’autres à faire comme nous et à soutenir la collectivité. » mentionne-t-il.

Au cours de l’année 2023-2024, plus de 1,5 M$ ont été injectés dans le milieu par l’organisme dans les trois grandes lignes d’affaires de la SADC, soit le financementl’aide technique aux entreprises ainsi que le soutien au développement économique local. Ce sont 101 interventions qui ont été déployées et soutenues par l’équipe de la SADC au cours de la dernière année, ce qui a généré des retombées économiques de plus de 11,9 M$.

Cette année se conclut par la fin de l’entente quinquennale avec Développement économique Canada. Sur le plan du financement, il est important de souligner le renouvellement de l’entente avec notre bailleur de fonds pour une nouvelle période de cinq ans. Cette entente apportera certaines nouveautés qui auront un impact positif pour le développement des entreprises du territoire tant au niveau du développement durable, de la relève que du développement du numérique.

Alors que plusieurs localités du Québec peinent à trouver des releveurs d’entreprises, la Baie-des-Chaleurs se distingue par une relève généralement présente. « Le dynamisme du repreneuriat dans la Baie-des-Chaleurs nous a permis de soutenir la transition de plusieurs organisations. En effet, c’est 44 projets qui se sont concrétisés au cours des 5 dernières années alors que l’on comptait 23 projets pour les 5 années précédentes, ce qui représente près du double de projets », souligne la directrice générale, Lyne Lebrasseur, qui rappelle que le programme Stratégie Jeunesse qui soutient les promoteurs âgés de 39 ans et moins dans leur projet d’affaires est particulièrement bien adapté aux cas de relève d’entreprise.

Pour le plan d’action de la prochaine année, la SADC s’efforcera d’intégrer encore plus pleinement les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans ses politiques et dans son processus d’analyse des dossiers. Elle compte ainsi valoriser les investissements responsables tout en offrant un accompagnement en développement durable. De plus, elle offrira une 13e édition du Colloque RH qui aura lieu le 6 novembre. Ces activités seront offertes en continuité avec les actions de financement, d’accompagnement et de développement local.

 

La SADC au fil des ans

La SADC de Baie-des-Chaleurs compte sur 211 membres pour contribuer au développement d’une vision d’avenir de son milieu et permet ainsi la création, la consolidation ainsi que le développement des entreprises et des emplois sur le territoire. Depuis 40 ans, l’organisation a injecté plus de 33 M$ dans l’économie régionale, générant des retombées de près de 233 M$ dans la collectivité. Info et adhésion sadcbc.ca

 

Le rapport annuel intégral est disponible à sadcbc.ca, section « Rapport annuel », sous « Votre SADC ».

 

Faits saillants de l’année 2023-2024

  • Plus de 1,5 million d’investis
  • 23 interventions en prêts (919 549 $), 78 en contributions non remboursables (588 817 $)
  • 30 % projets d’acquisition
  • 136 emplois soutenus
  • 11,9 M$ retombées économiques
  • 211 membres

 

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Renseignements et demandes d’entrevues :

Charles Guérette, président, 418 788-5758 | charlesguerette@gmail.com

Lyne Lebrasseur, directrice générale, 418 759-1555, poste 222 | llebrasseur@sadcbc.ca

Portrait d’entreprise – Casse-croûte Mam’zelle Maria

Reprendre une entreprise existante est déjà un défi en soi, reprendre en couple et avec une jeune famille une entreprise qui a bâti une réputation vieille de plus de 30 ans en est un encore plus grand. C’est le défi qu’ont décidé de relever en 2023 Alex Mercier et Catherine Rouleau-Girard, en faisant l’acquisition du Casse-croûte Mam’zelle Maria. Rencontre avec ces deux nouveaux entrepreneurs passionnés, qui se sont donné pour mission de continuer à faire évoluer le Mam’zelle Maria, en adéquation avec son histoire et les entrepreneurs qui les ont précédés.

 

L’entreprise, en bref
Le Mam’zelle Maria est un casse-croûte saisonnier situé à Maria, qui offre depuis plus de 35 ans un service de restauration rapide à la population locale et aux visiteurs. Son offre se décline en deux principaux menus : le menu casse-croûte, avec ses poutines, pizzas, burgers et clubs sandwichs, et le menu bar laitier, avec ses crèmes molles, sundaes et autres desserts glacés. Le casse-croûte possède 44 places assises à l’intérieur et près de 80 à l’extérieur, ce qui en fait un incontournable, beau temps, mauvais temps.
 
En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?
Si la réputation du Mam’zelle Maria n’est plus à faire, c’est notamment parce que l’entreprise cuisine sur place une grande partie des mets offerts sur son menu. « Quand on a acheté l’entreprise, on ne savait pas à quel point il y a beaucoup de choses qui sont faites maison, ici. Par exemple, on épluche les patates et on les tranche nous-mêmes. On reçoit le poulet entier et on le transforme. Je pense que c’est ce qui fait réellement notre marque de commerce » explique Catherine. L’entreprise mise également sur plusieurs partenariats avec des producteurs locaux. « On achète nos patates de la ferme Patasol, nos fraises de la Ferme Bourdages, plusieurs de nos poissons et de nos fruits de mer chez Raymer. On a un nouveau partenariat avec Chaleur B Chocolat pour un trempage à crème molle. On reste toujours très ouverts aux collaborations locales qu’on pourrait venir ajouter. »

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?
Si à première vue, le jeune couple ne semblait pas destiné à l’entrepreneuriat, Catherine est psychoéducatrice et Alex électricien, ils avaient pourtant mis toutes les chances de leur côté dans les dernières années afin que l’entrepreneuriat vienne à eux. « Tout le monde autour de moi savait que je voulais me lancer en affaires. C’était connu, même si ce n’était pas marqué sur mon Facebook ! », raconte Alex en riant. « Quand quelqu’un a entendu dire que le Mam’zelle allait être à vendre, la puce m’a été mise à l’oreille et on s’est informés. Tout a déboulé rapidement ensuite. »

Pendant qu’Alex retrouve dans l’entrepreneuriat un aspect familial puisqu’il a grandi dans une famille d’entrepreneurs, Catherine retrouve de son côté un niveau d’intensité qu’elle avait perdu depuis quelques années : « Quand je suis venu m’établir en Gaspésie, je ne retrouvais pas l’adrénaline que j’avais déjà eue dans mes emplois précédents. Quand l’opportunité de reprendre le Mam’zelle s’est offerte à nous, j’ai retrouvé ce niveau d’adrénaline qui me fait réellement me sentir sur mon X. » explique Catherine.

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?
Catherine et Alex ont obtenu de l’aide financière de la SADC grâce au Fonds Stratégie jeunesse, ce qui leur a permis de bénéficier d’un congé d’intérêt d’une durée de 24 mois et de compléter le financement nécessaire au transfert de l’entreprise. « L’aide de la SADC a été pour nous une très bonne source de financement complémentaire, à très faible pourcentage. Tout a été simple et on s’est senti soutenu par la SADC tout au long du processus de transfert », explique Alex.

Parlez-nous d’un « bon coup » en matière de développement durable.
L’entreprise avait déjà amorcé une réflexion sur son impact environnemental dans les dernières années, et les nouveaux entrepreneurs souhaitent poursuivre sur cette lancée avec leur arrivée. « On veut voir comment on peut continuer de réduire l’impact des déchets produits par le casse-croûte. On a déjà entrepris de petits changements cette année, par exemple, on a remplacé les fourchettes en plastique par des fourchettes en bois. Prochainement, tous nos emballages vont devenir soit compostables, soit recyclables. », explique Catherine. L’écoute de leurs employés et de leurs clients est également une valeur très importante pour les jeunes entrepreneurs : « On essaie le plus possible d’être à l’écoute. Alex et moi on met des heures et des heures dans l’entreprise. On est très souvent là, pour ne pas dire tout le temps là. Je pense que les clients et les employés le ressentent » ajoute Catherine.
 
Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?
« En tant qu’entrepreneur qui reprend une entreprise existante, prends le temps de regarder quelles sont les forces et les défis de ton entreprise. Prends ce temps-là. Ne change pas tout en arrivant dans l’entreprise. Les anciens entrepreneurs ont travaillé immensément fort, ils n’ont pas travaillé fort pour rien. On a fait ça pour notre première année. On n’a rien changé, on a juste observé, on s’est imprégné des façons de faire. Après tu peux réellement évaluer ce qui peut être amélioré. » Un excellent conseil de Catherine pour les repreneurs, qui seront appelés à être de plus en plus nombreux dans les prochaines années.

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À propos de Catherine et Alex
Après avoir fait des carrières respectivement en tant que psychoéducatrice et qu’électricien, Catherine et Alex ont décidé de laisser leur emploi pour se lancer en affaires, en couple. Ils sont copropriétaires depuis 2023 du Casse-croûte Mam’zelle Maria. Leur parcours a d’ailleurs été souligné récemment, en étant finalistes pour la catégorie Transmission et relève d’entreprise lors du Gala 2023 de la Chambre de commerce et d’industrie Baie-des-Chaleurs.

Portrait d’entreprise – Sports Experts Bonaventure

Le parcours entrepreneurial d’Émilie Chicoine a de quoi surprendre, pourtant, elle a toujours eu en elle cette passion contagieuse de l’entrepreneuriat. Rencontre avec celle qui a osé faire place à l’entrepreneure en elle en procédant à l’acquisition du Sports Experts de Bonaventure en 2022, et ainsi, fait vivre ses valeurs communautaires et sportives.

 

L’entreprise, en bref

Le Sports Experts Bonaventure est un commerce de détail spécialisé dans la vente de vêtements, de chaussures et d’équipements de sport de marques renommées et exclusives à des prix concurrentiels. Il offre une vaste gamme d’articles qui permet à la clientèle locale de pratiquer différents sports tels que le hockey, le soccer, le baseball, la natation, le volley-ball et le tennis.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

Si la bannière Sports Experts est généralement bien connue pour la vente au détail, les gens ne savent peut-être pas qu’une des forces de l’entreprise est la vente Business-to-Business (B2B). « On fait de plus en plus de marchandises personnalisées pour les équipes sportives, par exemple, des chandails, des casquettes et différents articles promotionnels sur mesure. Depuis cette année, on vend d’ailleurs en magasin les articles de l’équipe de hockey mineur de Bonaventure, les Cayens », explique avec fierté Émilie.

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

Émilie a toujours su qu’elle avait la fibre de l’entrepreneuriat, mais elle n’avait pas encore trouvé le bon projet pour elle. C’est finalement son audace qui lui aura permis de tomber sur la bonne opportunité. « Je n’avais jamais entendu dire que le Sports Experts était à vendre. J’ai appelé le propriétaire et je lui ai dit ¨C’est Émilie. J’aimerais te rencontrer! ¨. » Sans le savoir encore, c’était le début d’une histoire de relève. « Je suis venu le rencontrer. On avait la même vision. Tout s’est imbriqué rapidement. En juin 2022, je devenais copropriétaire. En juin 2023, je devenais propriétaire à 100%. » Un jumelage parfait pour Émilie. « Je suis sportive, je suis impliquée dans la communauté, je pratique plusieurs sports, je ne pouvais pas mieux tomber! » souligne la jeune entrepreneure, le sourire aux lèvres.

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

Le Sports Experts Bonaventure a obtenu de l’aide financière grâce au Fonds d’investissement et au Fonds Stratégie jeunesse de la SADC Baie-des-Chaleurs, ce qui a permis à Émilie de compléter le financement nécessaire à l’acquisition. « Ce que j’ai particulièrement apprécié de la SADC, c’est l’ouverture de l’équipe envers mon projet. À partir du moment où j’ai déposé ma demande, le traitement a été simple et rapide. »

Parlez-nous d’un « bon coup » en matière de développement durable.

L’entreprise saisit chaque opportunité pour s’impliquer activement dans sa communauté. « Je suis allée donner une conférence à l’école Quatre-vents de Bonaventure dans le cadre de la Semaine des entrepreneurs à l’école. On s’implique dans La Fête au Village à Bonaventure. On fait aussi des kiosques Pro shop, où on apporte du matériel d’entretien et de réparation d’équipements sportifs dans les événements locaux. », explique Émilie. La proximité avec la communauté est d’ailleurs un aspect qui démarque l’entreprise. « Si on compare à un Sports Experts en ville, ici on est très communautaire. On offre un service très proche des gens ».

Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

Émilie n’hésite pas une seconde : « Le meilleur conseil que je peux donner, c’est de s’entourer. Je ne serai jamais comptable, je ne serai jamais fiscaliste. Connais quelqu’un qui connait ça mieux que toi! Ça ne sert à rien de vouloir tout savoir. »

À propos d’Émilie Chicoine

Après plusieurs années en tant qu’infirmière puis gestionnaire au sein du réseau de la santé et des services sociaux, Émilie a décidé à 27 ans de tout lâcher pour se lancer en affaires. D’abord copropriétaire en 2022, elle est maintenant l’unique propriétaire du Sports Experts Bonaventure. Son parcours entrepreneurial a d’ailleurs été souligné récemment, en étant élue Jeune personnalité de l’année lors du Gala 2023 de la Chambre de commerce et d’industrie Baie-des-Chaleurs.

Portrait d’entreprise – Manoir du Havre

Cumulant une solide expérience de préposée aux bénéficiaires et d’entrepreneure dans un autre domaine, Isabelle Martin a fait l’acquisition d’une résidence privée pour aînés (RPA), à Maria, en février 2019. Rencontre avec celle qui a jumelé ses deux passions au sein du Manoir du Havre et a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs. 

 

 L’entreprise, en bref 

Le Manoir du Havre héberge des personnes âgées en perte d’autonomie physique ou en déficit cognitif. Comprenant 39 chambres, il en fournit 31 au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Gaspésie à titre de ressource intermédiaire, en plus de proposer huit chambres individuelles. Offrant un milieu de vie agréable à ses résidents et résidentes, il leur propose plusieurs services adaptés : repas, services d’aide domestique, soins infirmiers, assistance personnelle, etc. Plusieurs activités – célébration des anniversaires et autres fêtes, bingo, jeux de table, musique, etc. – leur sont aussi offertes. 

 En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?  

« C’est une RPA majoritairement en ressource intermédiaire, donc le nombre de soins offerts est très élevé », mentionne Isabelle. Les ressources intermédiaires ont pour objectif de proposer un milieu de vie agréable aux personnes hébergées, ce que s’applique à faire le Manoir. « C’est un milieu dynamique, très familial. On est proches des gens! » 

 Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat? 

« C’est un rêve de toujours! Je travaille avec les personnes âgées depuis que je suis jeune », affirme Isabelle, qui cumule environ 18 ans d’expérience comme préposée aux bénéficiaires. Également copropriétaire de Protection Garvex, elle avait aussi, depuis longtemps, la fibre entrepreneuriale. « C’est un cumul du parcours personnel. » 

 Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté? 

Le Manoir du Havre a obtenu de l’aide financière grâce au Fonds d’investissement de la SADC. « Ça a été primordial pour l’acquisition du Manoir et les travaux de réaménagement, mentionne Isabelle. La SADC a été essentielle dans notre parcours. » 

Une nouvelle aile accueille les gens en perte d’autonomie physique et l’aile pour les gens en déficit cognitif a été refaite en entier. « Maintenant, tout le monde bénéficie de belles grandes chambres individuelles avec salle de bain! » 

 Parlez-nous d’un « bon coup » en matière de développement durable. 

Le Manoir du Havre essaie de s’approvisionner localement, autant que possible.  « Tant au niveau de la nourriture que des équipements spécialisés, c’est local, sauf quand on ne peut pas », affirme Isabelle. L’établissement a aussi aménagé un superbe jardin avec fleurs, arbres et plantes, dont sa clientèle peut profiter.  

Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs? 

Selon Isabelle, l’entrepreneuriat requiert « de la détermination, de la persévérance, le souci du détail et de la qualité, et un travail acharné ». Elle souligne également l’importance du réseautage.  

 

À propos d’Isabelle Martin  

Préposée aux bénéficiaires au CHSLD Les Havres, à Montréal, pendant 10 ans, Isabelle a également travaillé en soins à domicile au CLSC de Saint-Omer pendant environ 8 ans.

Portrait d’un OBNL – Corporation du Mont-Saint-Joseph

L’OBNL, en bref

Visant à préserver et à mettre en valeur le riche patrimoine culturel et naturel du mont Saint-Joseph, à Carleton-sur-Mer, la Corporation a été constituée en tant qu’organisme à but non lucratif (OBNL) en 1998. Elle est ainsi, depuis lors, sous la responsabilité d’un conseil d’administration formé de bénévoles. La Corporation assure la pérennité et le développement du Parc régional du Mont-Saint-Joseph, où l’on retrouve des sentiers pédestres et de vélo de montagne, de l’hébergement insolite dans des géodômes et des aiguilles (petits chalets), des belvédères avec une superbe vue sur la Baie-des-Chaleurs, à 555 m d’altitude, un bâtiment d’accueil avec boutique ainsi qu’une chapelle citée patrimoniale, érigée en 1935, qui offre un spectacle d’animation numérique. Le site du mont Saint-Joseph est également l’hôte d’événements ponctuels, d’activités d’animation, etc.

En quoi la Corporation se démarque-t-elle?

Selon Olivier, en étant un OBNL, elle peut se consacrer à sa mission, sans être axée uniquement sur le profit. « Tout est réinjecté pour le développement social ou économique. » Le site se distingue en offrant « le plus haut sommet accessible par voie asphaltée au Québec. C’est intéressant pour le côté mobilité et pour apprécier la vue magnifique sur le patrimoine qui nous entoure, autant historique que culturel. » Les pistes de vélo de montagne avec vue à couper le souffle et l’hébergement insolite à flanc de falaise comptent aussi parmi les attraits singuliers du lieu. L’éloquente présence de la chapelle appelle aussi les visiteurs de toutes communions au recueillement.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler au sein de cet OBNL?

« Ce qui m’a marqué, quand je suis arrivé, c’est l’énergie qu’il y a en haut de la montagne. La spiritualité du lieu », confie Olivier. Ayant d’abord constitué un lieu de rassemblement important pour les Mi’gmaqs, le mont a ensuite accueilli de nombreux pèlerins catholiques. Aujourd’hui, Olivier se plaît à dire que « les pleinairistes sont les nouveaux pèlerins! » Il apprécie la portée sociale de la Corporation. « On fait des projets qui répondent à notre mission, comme les sentiers du ruisseau Bastien, et qui ont un effet sur la communauté. »

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

Ces dernières années, la Corporation s’est dotée de nouvelles infrastructures comme des géodômes et un bâtiment d’accueil. Elle a obtenu un prêt à taux préférentiel de la SADC pour couvrir une partie des coûts, dans le contexte postpandémique. « Il y a eu une augmentation des coûts de matériaux et de construction, mentionne Olivier. Il fallait éponger ça pour mener le projet à bien. »

Parlez-nous d’un « bon coup » en développement durable.

« On s’inscrit dans plusieurs initiatives et démarches (ex. : en tourisme régénérateur) pour qu’après, dans notre gestion et planification, on puisse avoir de plus en plus de bons réflexes », affirme Olivier. Côté hébergement, il souligne que l’eau potable est en circuit fermé, réduisant ainsi la consommation totale, et que le système de toilettes au compost permet de revaloriser les matières organiques provenant des prêts-à-camper. Enfin, il est fier de la mise en place de la navette reliant le camping, la plage et le sommet du mont, 7 fois par jour en été. « Ça réduit la pression des voitures autant dans la ville que sur la montagne. » En 2023, « on a eu 50 % plus d’achalandage que la saison dernière en 25 jours de moins d’opération. On répond à la demande des touristes et des locaux par un même projet. »

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« Écoute le milieu, implique-toi dans ton milieu et essaie de faire des partenariats », mentionne Olivier. Selon lui, pour maximiser les chances de succès, l’offre proposée doit répondre à un besoin réel du milieu.

Portrait d’entreprise – GASPA VIDÉO

Jean Guénette et Elaine Poirier ont mis sur pied GASPA VIDÉO il y a près de 25 ans pour donner une voix aux régions du Québec à la télévision grâce au documentaire. Rencontre avec Jean à propos de cette maison de production de Carleton-sur-Mer, qui a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs. 

 

L’entreprise, en bref 

Depuis 1999, GASPA VIDÉO se donne pour mission de parler des gens des régions du Québec sur les chaînes québécoises, canadiennes et internationales. Sa démarche consiste à observer, comprendre, montrer et prendre position. Ses documentaires pour la télévision traitent de sujets à caractère social, politique, économique, culturel et environnemental. GASPA produit également des vidéos éducatives pour des organisations privées et publiques. Son équipe compte deux ressources permanentes et plusieurs pigistes, dont quatre avec qui elle travaille sur une base régulière.  

 En quoi votre entreprise se démarque-t-elle? 

« On est une des seules maisons de production privées en Gaspésie qui fait depuis autant d’années affaire avec des diffuseurs au niveau national et produit une variété aussi grande de documentaires », mentionne Jean. Plus de 100 ont en effet été produits par l’entreprise, qui a tourné à différents endroits au pays et ailleurs dans le monde. « On a aussi monté une énorme banque d’archives sur le milieu maritime. » L’entreprise fait appel à plusieurs talents gaspésiens pour ses productions, notamment pour les musiques originales. 

 Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat? 

« On avait envie de raconter l’histoire des gens qu’on ne voyait pas en ondes, explique Jean. Les régions du Québec, particulièrement la Gaspésie, manquaient de couverture dans les grands médias. » Selon lui, la péninsule y était souvent dépeinte de façon « trop folklorique et cliché ». Avec sa maison de production, il souhaitait « donner de façon plus personnalisée la voix à ceux qui en ont besoin. Parler des régions du Québec, de leurs défis, de leurs problématiques et de leurs solutions. » 

 Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté? 

Au fil des ans, GASPA VIDÉO a obtenu des prêts de la SADC utilisés comme financement intérimaire. « Ça nous permet de boucler le financement et d’aller en production », explique Jean. « Il a été crucial, pour nous, d’avoir l’appui de la SADC depuis toutes ces années. Ce n’est pas évident pour une boîte en région d’aller chercher du financement à Montréal. [L’organisme] a été un allié de développement. » 

Parlez-nous d’un « bon coup » en développement durable. 

« On travaille avec juste un véhicule de tournage, ce qui est moins énergivore, mentionne Jean. Et on a fait le choix de ne pas avoir de bureau commercial à l’extérieur de la maison. Ça fait une différence dans nos déplacements. On a décidé, aussi, de réduire l’équipement. Et on regroupe les tournages. » De plus, l’entreprise informe la population sur des enjeux sociaux et des causes environnementales en abordant ces sujets dans des documentaires, diffusés à grande échelle à la télévision. 

 Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs? 

« Avoir un plan d’affaires très sérieux, affirme Jean. Et aller voir la SADC, entre autres. Elle nous a beaucoup aidés! » Selon lui, « être entrepreneur, ce n’est pas donné à tout le monde. (…) Il faut travailler fort, y croire et aimer ce qu’on fait. Il y a beaucoup d’embûches et de défis, surtout financiers. Mais ce n’est pas parce qu’on est en région qu’on n’est pas capables. Je dirais même au contraire! » Et il ajoute : « Il faut que les entrepreneurs voient grand, voient loin, et prennent les moyens nécessaires, s’entourent des bonnes personnes. » 

 À propos 

Jean Guénette est producteur, réalisateur, scénariste et directeur photo chez GASPA VIDÉO. Elaine Poirier est directrice de production, coproductrice et coréalisatrice. 

Portrait d’entreprise – Transports Jos Dugas et Fils inc.

La rentrée scolaire 2023-2024 a eu lieu sous le signe de la nouveauté pour Transports Jos Dugas et Fils inc., qui a intégré dans sa flotte trois autobus électriques. Rencontre avec le président-directeur général, Pierre Dugas, à propos de cette entreprise de Nouvelle et du soutien qu’elle a obtenu de la SADC de Baie-des-Chaleurs.

 

L’entreprise, en bref

Mise sur pied en 1981, Transports Jos Dugas et Fils inc. est une entreprise familiale qui se spécialise dans le transport scolaire pour le Centre de services scolaire René-Lévesque et les voyages spéciaux (ex. : voyages sportifs, sorties d’école, etc.). Elle regroupe trois générations : Jos Dugas, propriétaire et fondateur; son fils Pierre, président-directeur général; ainsi que le fils de ce dernier, Tommy Dugas, responsable des opérations – Secteur autobus électriques. Line Gagné, adjointe administrative et conjointe de Pierre, fait également partie de l’équipe de direction. Transports Jos Dugas et Fils inc. compte aujourd’hui une équipe de 15 personnes, incluant des conductrices et conducteurs réguliers et suppléants. Sa flotte est composée de 14 autobus scolaires, dont trois électriques.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

« Une de nos forces, c’est nos employés!, mentionne Pierre. Nos conductrices et conducteurs d’expérience, qui sont là depuis plusieurs années. Des professionnels ayant de bons dossiers de conduite. » Il souligne d’ailleurs l’importance d’offrir un excellent service à la clientèle dans le domaine du transport scolaire. L’entreprise est aussi très impliquée dans le domaine de la sécurité scolaire. « Je fais partie du Comité de sécurité en transport scolaire Gaspésie-Sud, qui existe depuis 19 ans. » Ce comité s’est d’ailleurs démarqué, au fil des ans, en recevant plusieurs prix pour ses activités dans le cadre de campagnes de sécurité provinciales.

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

« J’ai toujours aimé prendre mes propres décisions et m’impliquer dans ma communauté », mentionne Pierre. Lorsqu’il a incorporé l’entreprise familiale de transport scolaire, il voulait « faire équipe avec les gens pour que leurs activités soient une réussite ».

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

À ses débuts, Transports Jos Dugas et Fils inc. comptait seulement deux véhicules. Grâce à l’aide financière de la SADC, elle a pu faire l’acquisition d’autres entreprises de transport et prendre de l’expansion. « La SADC a été un plus, avec des taux d’intérêt qui sont avantageux », affirme Pierre. « Ils nous ont aussi aidés à prendre possession des autobus électriques. » Il souligne aussi avoir apprécié l’accompagnement offert afin de réaménager les tâches en fonction des nouveaux besoins liés à l’expansion.

Parlez-nous d’un « bon coup » dont vous êtes particulièrement fier en matière de développement durable.

« On est fiers de dire qu’une petite entreprise familiale a pu acquérir des véhicules électriques, mentionne Pierre. Cela envoie le message que c’est possible! On est vraiment fiers d’avoir réalisé ces acquisitions-là et de pouvoir en faire profiter le plus rapidement possible à la clientèle qu’on transporte. » Il souligne également que l’entreprise a toujours préconisé l’écoconduite.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« Ce qui est très important, c’est de croire à ses rêves et de persévérer, affirme Pierre. La Baie-des-Chaleurs est une belle terre d’accueil pour la réalisation de tous ses rêves. » Il ajoute : « Il faut s’assurer de s’entourer de gens positifs et professionnels, que ce soit avec la SADC ou d’autres organisations. Il y a beaucoup d’outils qui n’étaient pas là quand j’ai commencé et qui sont là maintenant. » Il faut, selon lui, réseauter et bien s’informer.


À propos de Pierre Dugas

Pierre Dugas commence sa 34e année comme conducteur d’autobus. En plus d’être président-directeur général de Transports Jos Dugas et Fils inc., il est également conseiller de secteur pour la Baie-des-Chaleurs au sein de la Fédération des transporteurs par autobus, qui compte plus de 700 membres au Québec.

Portrait d’entreprise – Ferme M et M

Propriétaires de la Ferme M et M, une entreprise laitière, Marie-Ève Cyr et Maxime Plante ont fait leur première traite à la fin 2021. Depuis, leur ferme du rang Thivierge, dans le magnifique arrière-pays de Bonaventure, accroît peu à peu sa production. Rencontre avec ce couple passionné d’agriculture, dont l’entreprise a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.

 

L’entreprise, en bref

Marie-Ève et Maxime ont eu accès au programme d’aide au démarrage d’entreprises laitières des Producteurs de lait du Québec en 2020. Ils ont ainsi pu acquérir 16 kg de quota de lait et bénéficier d’un prêt de 16 autres kg pour 10 ans. À l’été 2021, ils ont rénové et agrandi un bâtiment existant pour en faire une étable, puis construit une fosse à fumier, pour enfin réaliser leur première traite à la mi-décembre. Ils comptent aujourd’hui une quarantaine de vaches et 41 kg de quota.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

Marie-Ève souligne que le fait d’avoir démarré – et non repris – une entreprise de production laitière est en soi assez distinctif au Québec. Maxime précise que la Ferme M et M se démarque par ses vaches en stabulation libre. « Nos vaches sont lousses 24 h sur 24 dans le bâtiment », mentionne-t-il. « On n’a pas la race commune, la noire et blanche que tout le monde est habitué de voir, poursuit-il. On a la race jersey, plus petite, de la même couleur qu’un chevreuil », qui a la particularité de produire un lait très riche.

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

Maxime détient un DEC en gestion exploitation d’entreprise agricole et Marie-Ève est agronome. Tous deux ont travaillé à la Ferme Bourdages Tradition, à St-Siméon, avant de démarrer. Et Maxime, qui vient d’une ferme laitière du comté de Lotbinière, dans Chaudière-Appalaches, connaissait bien l’entrepreneuriat sur une ferme. « On voulait quelque chose qui nous ressemblait, et qu’on pourrait gérer nous-mêmes », mentionne Marie-Ève.

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

Marie-Ève et Maxime ont obtenu de l’aide financière grâce au Fonds Stratégie jeunesse de la SADC. « On a eu deux prêts personnels de 25 000 $, qu’on a investi dans le fonds de roulement », mentionne Maxime. « Pendant qu’on construit, on a les frais d’une entreprise, mais pas de revenus qui rentrent. [Le soutien] de la SADC a servi comme fonds de roulement pour payer nos stocks la première année. »

Parlez-nous de « bons coups » dont vous êtes particulièrement fiers en matière de développement durable?

« On n’utilise aucun pesticide », mentionne Maxime. La Ferme épand ses propres fumiers, au printemps plutôt qu’à l’automne. « C’est beaucoup plus efficace au printemps quand les plantes sont en croissance », explique Marie-Ève. De plus, le couple a installé un système qui permet de récupérer l’eau pour laver le plancher de l’étable. « On économise pratiquement 400 litres d’eau par jour! », précise Maxime. « Et on essaie de prendre des produits biodégradables. »

Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« Ne pas s’arrêter pour un non!, s’exclame Maxime. Avant qu’on puisse démarrer, on s’est fait dire non souvent. » Et il ajoute : « Tu prends un triangle équilatéral : volonté, motivation et discipline. Il faut ajuster ça de façon égale. » Il suggère également de suivre un cours de gestion. Et selon lui, dans le domaine agricole, « il faut vraiment miser sur l’efficacité, ne rien négliger pour réussir. Une vache qui n’est pas bien, elle ne donne pas de lait! », illustre-t-il.

À propos de Marie-Ève Cyr et Maxime Plante

Selon Marie-Ève et Maxime, pour réussir comme couple en affaires, il faut être bien entourés. Ils soulignent avoir reçu beaucoup d’aide de la part d’intervenants socioéconomiques, d’autres producteurs et de leur famille.

Portrait d’entreprise – Chasse et pêche JFS

Il y a un an et demi, Samantha Dufour et Jean-François Landry ont choisi de vendre leur entreprise respective pour acquérir ensemble une station d’essence avec dépanneur à Pointe-à-la-Croix. Rencontre avec ce duo d’entrepreneurs ambitieux dont l’entreprise, Chasse et pêche JFS, a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.


L’entreprise, en bref

À la fois station d’essence Ultramar et dépanneur, Chasse et pêche JFS offre une grande variété de produits. On y trouve, entre autres, de la moulée pour les animaux (poules pondeuses, veaux, chevaux, cochons, agneaux…), des mangeoires et des abreuvoirs. L’entreprise propose également une belle variété d’équipement de chasse et pêche avec, notamment, des produits pour salines, des accessoires de plein air et des produits pour la pêche à la truite, au bar rayé et au saumon. Chasse et pêche JFS se distingue aussi en offrant un bel éventail de feux d’artifice Royal et en étant un point de vente Arachides Dépôt, une compagnie québécoise.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

« Par nos super employés! », affirme Samantha, en soulignant la qualité et la rapidité du service. Elle mentionne aussi que Chasse et pêche JFS est le seul point de vente de moulée pour animaux entre Saint-Omer et Amqui.

Pourquoi avez-vous choisi d’acquérir cette entreprise?

« On était déjà entrepreneurs avant, mentionne Samantha. On a décidé de se lancer en affaires ensemble. » Jean-François était entrepreneur dans le secteur de la rénovation, alors que Samantha possédait une discothèque. « C’est un nouveau défi pour nous », ajoute Jean-François.

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

Le duo d’entrepreneurs a obtenu un prêt de la SADC dans le cadre du Fonds Stratégie jeunesse, ce qui lui a permis d’augmenter et de diversifier ses stocks. « On a tout rénové l’intérieur. Ça nous a donné l’opportunité d’offrir plus de choses, plus de choix pour nos clients dans le magasin », mentionne Jean-François. « Là, c’est en processus à l’extérieur », poursuit Samantha.

Parlez d’un « bon coup » dont vous êtes particulièrement fiers comme entrepreneurs.

Jean-François et Samantha se disent très fiers de voir leur chiffre d’affaires augmenter grâce à leurs réaménagements et à leurs efforts de diversification.

Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

Jean-François mentionne l’importance de bien se préparer et de bien planifier. Avant de faire le grand saut, le duo d’entrepreneurs a fait appel à un consultant. « On a fait faire une étude de marché et ça nous a vraiment enlignés sur certaines choses, ça nous a vraiment aidés », dit-il. Samantha ajoute qu’il est important d’être prêt à s’investir : « Il faut que tu sois là si tu veux du succès! Il n’y a rien de facile, mais c’est vraiment l’fun quand tu vois que ton entreprise grossit! »

Portrait d’entreprise – Casse-croûte Chez Mamie Yoyo

Il y a 10 ans, Gail Parker a quitté le secteur des VR pour celui de la restauration en acquérant le populaire Casse-croûte Chez Mamie Yoyo, à Pointe-à-la-Croix. Rencontre avec cette femme d’affaires dynamique, dont l’entreprise a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.

 

L’entreprise, en bref

Ouvert de la mi-mars à la mi-octobre, le Casse-croûte Chez Mamie Yoyo de Pointe-à-la-Croix propose un menu varié incluant frites maison, poutines, burgers, ailes de poulet, poulet barbecue, pizzas, fruits de mer, soupes, salades et sandwiches, auxquels s’ajoutent les rafraîchissants produits de son bar laitier. Il est possible de manger sur place à l’intérieur ou sur la terrasse, ou encore de prendre des plats à emporter.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

« Par nos produits frais, affirme Mme Parker. Tout est maison. Il n’y a rien de préparé à l’avance, c’est cuit sur commande. » Elle mentionne aussi l’ambiance familiale et chaleureuse qui règne dans son restaurant. « Les gens aiment bien, spécialement l’été, s’asseoir sur la terrasse entre collègues de travail, entre amis. C’est un point de rencontre. » Et elle ajoute : « C’est un arrêt obligatoire l’été. J’ai mes réguliers et touristes qui viennent d’année en année. » Mme Parker précise également que son grand stationnement permet d’accueillir facilement les camions, autobus, roulottes et VR.

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

« C’était par hasard! », confie Mme Parker. Alors qu’elle occupait un emploi dans le secteur des véhicules récréatifs, elle s’est fait proposer d’acheter le Casse-croûte Chez Mamie Yoyo par l’entremise d’une connaissance. Cette acquisition impliquerait donc, pour elle, de travailler dans un tout autre domaine. Après y avoir réfléchi, Mme Parker se dit que ce serait une belle aventure. « Au départ, les employés qui étaient à l’emploi de l’ancien propriétaire sont tous restés. J’ai discuté avec chacun d’eux. Ils m’ont aidée à apprendre au jour le jour. Côté gérance, j’avais quand même de l’expérience. »

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

Mme Parker a obtenu un prêt de la part de la SADC. Elle mentionne avoir aimé pouvoir bénéficier d’un financement accessible, avec des versements adaptés à sa situation, étant donné que son entreprise est saisonnière. « J’ai beaucoup apprécié l’aide de la SADC », dit-elle.

Parlez-nous d’un « bon coup » qui vous rend fière en matière de développement durable.

« J’étais un peu d’avance au niveau du virage vert, mentionne fièrement Mme Parker. Ça fait déjà à peu près 6 ans que j’ai des contenants biodégradables. Même si c’était un peu plus dispendieux, c’était important pour moi de faire une différence. » Aux contenants mentionnés s’ajoutent des sacs de papier et des pailles biodégradables. Au moment d’écrire ces lignes, l’entreprise écoule ses derniers ustensiles de plastique. « Après, je tombe dans les ustensiles en bouleau! »

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« Je dirais que c’est la plus belle opportunité! », affirme Mme Parker. Elle souligne que les gens de la région sont là pour soutenir les petites entreprises locales. « Ça vaut la peine de foncer dans cette aventure-là. C’est le plus beau défi que je me suis donné. Il y a des hauts et des bas, mais il y a plus de hauts! » Mme Parker mentionne également l’importance de s’entourer d’une bonne équipe, et se dit très fière de ce qu’elle a accompli avec la sienne.

À propos de Gail Parker

Originaire de Campbellton, Gail Parker habite au Québec depuis 33 ans. Autrefois directrice commerciale dans le domaine des véhicules récréatifs, elle a acquis le Casse-croûte Chez Mamie Yoyo en 2013.

Portrait d’entreprise – Mécanique SL Plus

Sébastien Bernard et Louis Parent ont acquis le Garage Point S, à Nouvelle, en février 2022. Déjà copropriétaires de Transport Philippe Day, une entreprise voisine, ils y voyaient une belle occasion de complémentarité. Rencontre avec les deux associés au sujet du garage, renommé Mécanique SL, qui a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.


L’entreprise, en bref

Mécanique SL propose des services de mécanique automobile, de vente et d’installation de pneus, de réparation de remorques, d’esthétique automobile, ainsi que de réparation d’air conditionné. L’entreprise fait aussi la vente de pièces de camions lourds, un département qui prendra sous peu de l’expansion.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

Mécanique SL se distingue par la qualité et l’efficacité de son service, de même que la courtoisie de son personnel, un commentaire qui revient souvent. La clientèle s’y sent en confiance. « Ça arrive fréquemment que je donne des conseils ou explications aux gens qui viennent me voir, ou même par téléphone! », mentionne Louis, qui possède 13 ans d’expérience comme mécanicien de véhicules lourds. Enfin, la clientèle apprécie également les différents moyens mis à sa disposition pour communiquer avec le personnel du garage, incluant les messages textes.

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

Lors de la mise en vente de Transport Philippe Day, Sébastien et Louis, qui y travaillaient, ont saisi l’opportunité d’en faire l’achat. Les deux associés souhaitaient que les intérêts de l’entreprise demeurent dans la région. « On a ça à cœur, dit Sébastien. Ça va faire 30 ans que je suis là, je voulais que ça continue! » Lorsqu’ils ont entendu que le Garage Point S allait fermer, ils ont aussi voulu l’acquérir. « De fil en aiguille, on a remarqué [une hausse de] l’achalandage pour la vente de pièces chez Philippe Day. On avait le projet d’agrandir », mentionne Louis. Les associés ont finalement opté pour acheter le garage Point S. « Ça restait dans la place et ça nous ouvrait d’autres portes », précise Sébastien. C’était « une belle opportunité pour garder le service mécanique et la vente de pièces », ajoute Louis.

Qu’est-ce que la SADC vous a apporté?

« Un soutien financier très précieux. On a eu un bon coup de pouce et de l’accompagnement », affirme Sébastien. « On peut les appeler quand on veut s’il y a une problématique. Peu importe le problème, on se parle une fois de temps en temps et ils nous rappellent leurs services. Ils peuvent contribuer à faire grandir l’entreprise. »


Parlez-nous d’un « bon coup » dont vous êtes particulièrement fier comme entrepreneur en matière de développement durable?

Pour le moment, c’est surtout en privilégiant les achats dans les entreprises locales que Mécanique SL fait sa part. « On encourage vraiment beaucoup les entreprises d’ici », précise Sébastien. Et c’est une roue qui tourne : « en donnant au local, le local vient à notre garage », ajoute-t-il. L’entreprise s’assure également de disposer des matières résiduelles selon les normes en vigueur. De plus, elle se prépare en vue de faire former ses mécaniciens pour les véhicules électriques.

Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« S’entourer des bonnes personnes, comme la SADC », mentionne Sébastien. « Des fois, le monde a peur de se servir des organismes qu’on a par ici. Il y a beaucoup de choses que le monde sait pas à propos des services qu’ils peuvent offrir! » Il faut aussi, selon lui, être en mesure d’avoir une grande implication dans l’entreprise pour assurer sa réussite. « Il faut avoir un bon état d’esprit, essayer de comprendre les gens, être à l’écoute. »

À propos des copropriétaires

Sébastien Bernard a commencé à travailler chez Transport Philippe Day comme camionneur pour ensuite devenir répartiteur, puis directeur général. Louis Parent compte quant à lui 13 ans d’expérience comme mécanicien poids lourd, dont 10 chez Transport Philippe Day.

Portrait d’entreprise – Gasse Électrique inc.

Antoni Gasse a fondé Gasse Électrique inc. en 2018, à Nouvelle. Justin Simoneau, qui a joint l’équipe en 2020, a rapidement fait ses preuves et est devenu copropriétaire au début 2023. Rencontre avec Antoni et Justin au sujet de l’entreprise, qui a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.

 

L’entreprise, en bref

Gasse Électrique inc. offre une grande variété de services en électricité, que ce soit pour des projets de construction ou de rénovation résidentielle, commerciale ou industrielle. Employant neuf personnes, l’entreprise compte des électriciens à Bonaventure, Maria, Carleton-sur-Mer et Nouvelle. Elle peut ainsi répondre rapidement aux besoins de la clientèle sur le territoire qu’elle dessert, allant de Matapédia à Paspébiac.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

« Au niveau de l’efficacité, affirme Justin. On a une bonne structure en place, qui nous permet de bien desservir la clientèle. On répond aux besoins rapidement. » Selon Antoni, Gasse Électrique inc. se distingue aussi par son équipe jeune et dynamique, et un autre atout de taille : « On n’a pas de manque de main-d’œuvre. Les employés viennent à nous et ne voient pas l’intérêt de partir. On met de l’avant la qualité de vie au niveau de l’employé, on est très accommodants. Et on a la vision de s’entourer des bonnes personnes. »

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

Antoni a travaillé comme électricien à l’extérieur du Québec, où il a géré de gros chantiers et des équipes, une expérience qui lui a beaucoup plu. Il est ensuite revenu. « Je suis un Gaspésien pur laine et mon but, c’était d’être dans la région. » Il souhaitait aussi rester auprès de sa famille. « Après un certain temps à l’emploi d’une entreprise ici, j’ai décidé de faire le saut moi-même. Je voyais ça comme un défi. » Justin est quant à lui embauché en 2020 comme électricien chez Gasse Électrique inc. Après un certain temps, il veut s’investir davantage dans l’entreprise. « J’ai un côté gestion. J’aime trouver des opportunités, voir comment être plus efficace, proactif. J’ai mentionné à Antoni que je pouvais apporter ce côté-là. » C’est de cette façon qu’ils sont devenus associés. « Antoni, c’est un gars de Nouvelle qui connaît tout le monde. Moi, je suis un externe, objectif. C’est ce “merging”-là qui fait que ça fitte! »

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

Antoni a bénéficié d’un prêt du programme Stratégie jeunesse de la SADC pour l’acquisition d’un bâtiment avec espace à bureaux et garage pour l’entreposage des équipements. « La bâtisse est un gros plus, souligne Justin. On est capables d’avoir un inventaire. Ça nous rend beaucoup plus efficaces. » L’entreprise a aussi obtenu du financement de la SADC pour l’accompagnement d’une comptable en vue d’optimiser son mode de gestion. Ce soutien a permis à Gasse Électrique inc. de se doter d’un tableau de bord et de se réorganiser au point de vue de l’administration.

Parlez-nous d’un « bon coup » dont vous êtes particulièrement fiers comme entrepreneurs.

« Avoir passé à travers la pandémie, c’est une victoire en soi! », mentionne Antoni. « On n’avait pas les reins aussi solides que maintenant. » Antoni et Justin se disent très fiers de la croissance de l’entreprise par la suite. « Depuis environ deux ans, on est allés chercher des bons employés, on a fait notre association, précise Justin. On est allés chercher deux véhicules supplémentaires de services, et une adjointe formidable. On a trouvé des partenariats d’affaires structurants. La compagnie, qui a grossi, nous a permis d’aller chercher des contrats intéressants, stimulants. »

Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« S’associer avec quelqu’un qui vient d’ici! », lance Justin en riant. Originaire de Québec, il apprécie être en affaires avec quelqu’un de la place qui connaît tout le monde. Il apporte, de son côté, une vision extérieure complémentaire. Mais plus sérieusement, selon lui, pour se lancer dans l’entrepreneuriat, il faut savoir foncer, avoir « une bonne tête, prendre les bons conseils ». Il ajoute que la qualité et le souci du détail sont d’autant plus importants dans un petit milieu. « Il y a une pression supplémentaire par rapport à ça. » Il recommande aussi de « focusser sur les gens satisfaits. C’est eux qui vont rappeler! »

 


À propos d’Antoni Gasse et Justin Simoneau

Maître électricien, Antoni Gasse a fondé Gasse Électrique inc., à Nouvelle, en 2018. Embauché au sein de l’entreprise comme électricien au début 2020, Justin Simoneau est officiellement devenu associé en février 2023.

Portrait d’entreprise – Ford et Subaru New Richmond

Copropriétaire de Subaru New Richmond depuis 2010, René Leblanc a aussi acquis Ford New Richmond avec Adam et André Leblanc (ses frères) et Matthew O’Reilly en 2018. Ensemble, ils ont entrepris d’importants travaux d’agrandissement pour Subaru et la construction d’un nouveau bâtiment pour Ford. Rencontre avec René au sujet de ces entreprises, qui ont récemment obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.

 

Les entreprises, en bref

Ford et Subaru New Richmond proposent une vaste gamme de véhicules neufs et d’occasion. Que ce soit au département des ventes, du service après-vente ou de l’entretien, leurs équipes offrent un accueil chaleureux et un service personnalisé. Les deux entreprises s’assurent de répondre aux besoins des acheteurs et propriétaires de véhicules Ford et Subaru de la Gaspésie, tout en adoptant une approche jeune et dynamique en matière d’expérience client. Leurs équipes combinées comptent 27 personnes.

En quoi vos entreprises se démarquent-elles?

« Là où on essaie d’être différents, c’est dans l’approche familiale qu’on peut avoir comme propriétaires occupants », affirme René. Ses associés et lui s’efforcent d’insuffler un côté humain et personnalisé à leurs entreprises, et ils ont à cœur leur pérennité. « On est des gens de la place et on n’a pas peur de s’ancrer ici. On s’implique dans toutes sortes de causes. On est une entreprise locale qui participe au développement. »

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

« Je suis tombé là-dedans quand j’avais 21 ans, raconte René. (…) Je faisais un bac en kinésiologie. Mon frère Adam était mécanicien à Québec. » Ce dernier lui a proposé d’acquérir un « garage » avec lui. Après réflexion, René, adepte de voitures, embarque dans le projet. « Si on est là aujourd’hui, c’est parce que Peter [Cyr, propriétaire de Subaru, à l’époque] a pris la décision de vendre à deux jeunes. Il nous a visualisés comme étant sa succession et nous a montré les rouages. »

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

« À chaque projet, la SADC était là! » affirme René, qui précise que lui et ses associés ont obtenu à quelques reprises du financement grâce au Fonds d’investissement et au programme Stratégie jeunesse pour leurs deux entreprises. « Mais le plus gros soutien de la SADC, il n’est pas monétaire, c’est le fait de donner de la confiance au dossier. » René souligne qu’une fois l’appui de la SADC obtenu, « les autres partenaires embarquent » plus facilement.

Parlez-nous d’un « bon coup » dont vous êtes particulièrement fier comme entrepreneur.

« Notre plan du Ford », mentionne René, en référence au bâtiment construit en 2021. Selon lui, tout a été pensé par les quatre associés : l’emplacement, la luminosité, le nombre de pas à faire dans le bâtiment, etc. « On en a visité plusieurs et on s’est assis à la table à dessin. Le plan, on l’a tellement travaillé, réfléchi et bien pensé que Ford nous l’a acheté et c’est rendu le prototype pour une concession de type D. » Ainsi, selon René, pour les concessions ayant un volume de ventes annuel similaire à celui de Ford New Richmond, « c’est ce frame-là qui va être utilisé partout dans le monde! »

Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« Pose-toi la question si c’est vraiment ce que tu veux faire, et si oui, fais-le! », affirme René. « J’ai toujours trouvé que la place la plus cool pour se lancer en affaires, c’est en Gaspésie. Il y a tellement de choses à faire! Et pas besoin de réinventer la roue. » Il précise toutefois que l’entrepreneuriat n’est pas fait pour tout le monde. C’est exigeant et on doit beaucoup s’investir. Il faut, selon lui, « un amour inconditionnel de ce que tu fais. »

 


 

À propos des propriétaires

René Leblanc, Adam Leblanc et Matthew O’Reilly sont copropriétaires de Ford New Richmond depuis 2010. En 2016, André Leblanc se joint à l’équipe. Il bonifie le volet véhicules d’occasion, puis devient actionnaire. Les quatre associés acquièrent ensuite Ford New Richmond en 2018.

Portrait d’entreprise – Microbrasserie La belle aventure –

En lançant La belle aventure, en août 2022, trois jeunes gaspésiens souhaitaient doter Bonaventure d’un lieu festif et rassembleur jumelant les volets bistro-bar, restauration et événementiel. Rencontre avec Sébastien Cayouette, copropriétaire, au sujet de cette microbrasserie qui a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.

 

L’entreprise, en bref

Mise sur pied par trois jeunes Gaspésiens, Marc-Olivier Forest-Poirier, Sébastien Cayouette et Marie-Pier Dion, la Microbrasserie La belle aventure est un lieu festif et rassembleur. Elle propose cinq bières classiques – blonde, rousse, blanche, IPA et stout –, auxquelles s’ajoutent ponctuellement des bières de saison aux saveurs locales. Son bistro-bar met en valeur des produits régionaux (saumon fumé, salsa, charcuteries…), des spiritueux gaspésiens et les vins de fraises et de rhubarbe de la Ferme Bourdages Tradition.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

D’après Sébastien, la Microbrasserie se distingue d’abord par les différents volets qu’elle propose, en combinant production et commercialisation de ses bières, événementiel et bistro-bar. « Au bistro, il y a une ambiance différente, qu’il n’y avait pas à Bonaventure et dans les environs. C’est un lieu de rassemblement festif! » Selon lui, les bières de La belle aventure se distinguent par leur qualité, les ingrédients locaux qui y sont mis en valeur et leur accessibilité. La blonde et la blanche, notamment, « rejoignent monsieur et madame tout le monde qui veut s’initier aux bières de microbrasserie. »

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

« J’ai toujours su que je serais entrepreneur, confie Sébastien, qui a étudié en administration. Je ne savais pas en quoi, mais j’avais toujours ce projet en tête. » Adeptes de bière, lui et ses associés ont eu envie d’un projet autour de cette passion commune. « Au fil de nos voyages, on visitait toujours des microbrasseries. On aimait l’ambiance que ça apportait dans un village. Alors on s’est dit : pourquoi ne pas amener ça chez nous, à Bonaventure? On avait le désir de créer par nous-mêmes, de A à Z, quelque chose qui nous ressemblait et qui mettrait de la vie à Bonaventure. »

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

La belle aventure a obtenu un prêt dans le cadre du fonds d’investissement de la SADC. Sébastien souligne aussi avoir bénéficié de prêts avantageux dans le cadre de son programme Stratégie jeunesse. « Ils ont embarqué dans le projet dès le départ! Ils ont été dans les premiers à l’accepter, et ont toujours été très flexibles dans leur prêt et leurs conditions. Ils sont très proactifs. C’est facile de travailler avec eux. »

Parlez-nous de « bons coups » dont vous êtes particulièrement fier comme entrepreneur (ex. : en matière de développement durable).

Cet hiver, La belle aventure commercialisera ses bières en cannettes. Elles seront vendues sur place au bistro, ainsi que dans des épiceries, dépanneurs et commerces spécialisés de la Baie-des-Chaleurs. « Dans un an, on vise la Gaspésie », mentionne fièrement Sébastien. Par ailleurs, afin de valoriser de ses matières résiduelles, la Microbrasserie remet la drêche (résidu) de sa production de bière à la Ferme Le Caprivore, qui l’utilise pour nourrir ses animaux. La belle aventure fait aussi plusieurs expérimentations avec des produits locaux. « C’est important pour nous de valoriser le terroir », précise Sébastien. L’été dernier, la bière de saison de la microbrasserie était élaborée avec des camerises du Verger Cambrook de Bonaventure. Des tests seront aussi faits prochainement avec du café torréfié en Gaspésie.

Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« Avoir de la persévérance, affirme Sébastien. Ne pas écouter les gens qui essaient de nous décourager. Si tu crois en ton idée, il faut la faire! » Il précise que ses associés et lui ont fait face à différentes embûches au cours du développement de leur projet, de 2019 à 2022, en pleine pandémie. « En trois ans, il y a un tas de fois qu’on s’est dit que le projet ne se réaliserait pas. » Selon lui, lorsque des défis se présentent, il ne faut pas s’arrêter, mais plutôt « trouver des façons innovantes d’y faire face. »

 


À propos du lieu

Marc-Olivier Forest-Poirier, Sébastien Cayouette et Marie-Pier Dion ont acquis l’ancien restaurant Rendez-vous, au cœur de Bonaventure, en 2020, pour y aménager leur bistro-bar. Un tout nouveau bâtiment érigé derrière accueille leur production de bière.

Portrait d’entreprise – Caprices de cuisine

Mélissa Vaillancourt a pris les rênes de Caprices de cuisine en juillet 2021. Depuis, elle s’affaire à diversifier l’offre, de la conception à la table, en misant sur le service à la clientèle. Rencontre avec Mélissa au sujet de son entreprise, qui a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.

 

L’entreprise, en bref

Caprices de cuisine est une entreprise familiale qui propose une grande variété d’articles de table (vaisselle, verrerie, coutellerie, linge de table…), d’accessoires de bar et de cocktails, d’articles et d’appareils de préparation et de cuisson, de produits alimentaires, et plus encore. Dans sa volonté d’élargir son offre, elle compte même, dans ses locaux, un point de service d’Armoires Distinction. Caprices de cuisine attire de la clientèle de toute la Gaspésie, de Rimouski et du Nouveau-Brunswick.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

« On touche seulement la cuisine et on a plusieurs gammes de prix, pour avoir autant du haut de gamme que pouvoir répondre aux gens qui ont un plus petit budget, précise Mélissa. On a aussi réussi à aller chercher des artisans locaux qui fabriquent des accessoires spécifiques pour la cuisine. » L’entreprise propose, entre autres, des tabliers de FishNship – Les ateliers de Catherine Côte et de Lise Hudon, des couvercles en tissu pour les bols, sacs à lunch et napperons de La Découpe, et des produits du bois (cuillères, couteaux à pain) d’artisans de la région. Elle compte aussi des produits alimentaires locaux comme du chocolat à pâtisserie de Chaleur B Chocolat et des friandises de Chocolaterie & Confiserie Linda.

Pourquoi avoir choisi la voie de l’entrepreneuriat?

« Depuis que je suis jeune, je suis là-dedans, ayant été copropriétaire de plusieurs restaurants, explique Mélissa. Là, j’avais envie d’avoir un défi seule, de bâtir quelque chose de différent de la restauration, et on m’a offert cette opportunité. » Pour elle, la vente au détail constituait un beau défi à relever.

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

Pour l’achat de son entreprise, Mélissa a bénéficié du programme Stratégie jeunesse de la SADC, grâce auquel elle a obtenu un prêt à un taux d’intérêt concurrentiel. Elle a également reçu une subvention et un prêt de la MRC Avignon. Ces aides financières combinées lui ont donné un grand avantage : « je n’ai pas eu à faire d’emprunt personnel ». Et elle ajoute : « j’ai aussi pu avoir un soutien de salaire pendant la première année [grâce au programme Soutien au travail autonome, offert par la MRC et Emploi-Québec]. »

Parlez-nous d’un « bon coup » dont vous êtes fière comme entrepreneure.

« Depuis deux semaines, on a une boutique en ligne accessible, mentionne fièrement Mélissa. C’est moi et mon bras droit, Steven Couture [son fils aîné], qui l’avons mise en place. On y travaille encore. Il y a 400 produits à ce jour. » L’entrepreneure se dit également très fière de l’implication de ses trois enfants dans la boutique et du travail accompli en service à la clientèle avec la firme gaspésienne Audace.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« Foncer! », dit Mélissa sans hésitation. « On est souvent arrêtés. Les gens nous conseillent d’aller doucement, de laisser les choses venir par elles-mêmes, mais il faut foncer! La détermination change tout dans ce qu’on est en train de bâtir. Il faut croire en soi, ne pas s’en faire avec ce que les gens disent. La confiance, c’est le meilleur outil. »

 


 

À propos de Mélissa Vaillancourt

Ayant travaillé une vingtaine d’années dans des postes de direction pour la bannière Subway, Mélissa s’occupait de la mise en place opérationnelle de chaque restaurant et de la gestion des ressources humaines. Depuis juillet 2021, elle relève avec brio le défi d’exploiter un commerce de détail : Caprices de cuisine.

 

Portrait d’entreprise – ÈST éco-cabines –

ÈST éco-cabines ouvrait ses portes en juillet 2021, à Miguasha, pour proposer une toute nouvelle expérience de glamping dans la région. Six mois plus tard, une station thermale s’ajoutait à son offre. Rencontre avec Louise Landry, copropriétaire, au sujet de cette entreprise qui a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.

 

L’entreprise, en bref

Fondée par Louise Landry et Maxime Leclerc, ÈST éco-cabines est une entreprise de glamping. Ses six cabines [thuya] sont érigées dans une forêt dense et mature de cèdres, alors que ses deux cabines [Ublo] sont perchées sur une falaise avec vue sur la baie des Chaleurs. Elle compte aussi une station thermale accessible avec ou sans hébergement, offrant sauna sec, hammam, deux cuves (froide et chaude) et deux zones de détente (extérieure et intérieure). Enfin, son bâtiment central propose un accueil libre-service et trois grandes salles de bain privées avec grandes douches et planchers chauffants.

En quoi votre entreprise se démarque?

« Par la proximité avec la nature, tout en profitant d’un confort exemplaire », mentionne Louise. Le glamping en cabines est aussi distinctif en soi. « C’est une nouvelle offre qui ne se retrouve pas ailleurs dans la région. » L’établissement a aussi voulu offrir un accueil libre-service, sans compromis sur le service à la clientèle. « Tout est pensé pour que le client soit autonome sur le site et qu’il ne dépende pas d’une réception ». Par exemple, l’entreprise lui envoie le numéro de cabine et le code d’accès par texto, et met à sa disposition une machine distributrice de bois. « C’est plus fluide comme expérience. »

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

« Elle est venue vers moi et je l’ai saisie! », affirme Louise. Détentrice d’une maîtrise en sociologie, elle était récemment devenue consultante en optimisation des processus. « C’est là que j’ai commencé à apprivoiser ce qui touche à gérer une corporation. » Maxime, copropriétaire de GROOM, une entreprise de produits de soins pour homme, travaillait aussi comme sonorisateur. En août 2020, alors que le couple est en vacances dans la région, il visite un terrain à vendre à Miguasha. « C’est une opportunité qui s’est offerte à nous. Ce n’était pas du tout planifié. On a eu un gros coup de cœur! » Allumé à l’idée d’exploiter le potentiel du lieu avec du glamping, le couple présente son plan d’affaires à des bailleurs de fonds quatre mois plus tard, puis le concrétise à l’été 2021.

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

« On a eu un soutien financier avec le fonds Stratégie jeunesse et un prêt régulier », mentionne Louise. « C’était un projet de 1,5 M$. Ça nous prenait des liquidités pour démarrer. » Elle souligne également l’appui d’une conseillère aux entreprises de la SADC, Vanessa Ratté. « On a eu beaucoup de conseils, de discussions avec elle pour vérifier les faiblesses dans le plan d’affaires. Elle nous a vraiment accompagnés dans le démarrage. »

Parlez-nous d’un « bon coup » dont vous êtes particulièrement fière comme entrepreneure.

Louise mentionne le volet écoresponsable de l’entreprise. « Quand on a fait construire les éco-cabines, c’était clair, pour nous, qu’on coupait le moins d’arbres possible dans notre cédrière. On a sélectionné chaque arbre. C’est un choix écologique qu’on a fait. » Également, le site ne compte pas de fausse sceptique. « On a installé des toilettes au compost avec zéro odeur, branchées à l’électricité. » Enfin, le bois, un matériau durable, a été privilégié dans la construction des unités.

Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« Fais-le aie confiance en toi! », s’exclame Louise. Selon elle, la région a un grand potentiel entrepreneurial qui demeure inexploité. « Le monde est à faire, il y a de l’espace pour ça. » Elle rappelle à ceux et celles qui ont peur de foncer qu’ils ne sont pas seuls. « On a eu plein de partenaires qui sont venus nous appuyer, comme la SADC, la MRC Avignon, Investissement Québec et Développement économique Canada. Il y a plein de ressources. Tu te lances moins dans le vide quand des partenaires sont là pour t’appuyer et t’aider. »

 


 

À propos de Maxime Leclerc et Louise Landry

Natifs respectivement de Sainte-Foy et de Carleton-sur-Mer, Maxime Leclerc et Louise Landry ont troqué la vie montréalaise pour fonder ÈST éco-cabines. Maxime y travaille comme directeur des opérations, alors que Louise en est la directrice, administration et finances. Ils sont aussi les heureux parents d’un petit Gaspésien né en 2021.

Portrait d’entreprise – M.J. Brière

Le garage M.J. Brière, à Caplan, inaugurait son tout nouveau bâtiment en juin dernier. À la suite de la concrétisation de ce grand projet, Alexandre Bujold, conseiller aux ventes et future relève de l’entreprise, se concentre à présent sur le processus de transfert aux côtés de sa mère, Manon Brière. Rencontre avec Alexandre au sujet de l’entreprise, qui a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.

 

L’entreprise, en bref

M.J. Brière inc. offre une vaste gamme de produits Kubota, neufs ou usagés. En plus de faire la vente de nombreux équipements (tracteurs, tondeuses, véhicules utilitaires, excavatrices, chargeurs et machinerie agricole), de trousses d’entretien, de pièces et d’accessoires, l’entreprise propose des services d’entretien et de réparation pour les produits Kubota.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

« Le service à la clientèle et le service après-vente, répond d’emblée Alexandre. On est une entreprise familiale, en action depuis près de 50 ans! » Le personnel de M.J. Brière prend le temps d’aider la clientèle à choisir le bon équipement, puis de la conseiller pour les problématiques vécues, au jour le jour. « Il n’y a pas de vente sous pression. On accueille le client comme un membre de la famille. En Gaspésie, on fait l’épicerie avec la clientèle; il y a un respect mutuel [qui s’installe]. »

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

Fils de gens d’affaires, Alexandre souhaitait être entrepreneur pour la liberté que cela procure. « Plus jeune, j’ai toujours travaillé pour ma famille. » À 18 ans, il a tenu à avoir d’autres expériences de travail hors de la région. « Je voulais voir ce qu’il y avait ailleurs, ce que le monde avait à m’offrir, explique-t-il. J’en faisais toujours un peu plus que ce que le patron demandait. J’avais ça à cœur. C’était dans mon ADN, c’est comme ça que j’ai grandi. » En 2013, il a fait le choix de revenir en Gaspésie. « Je savais que c’était là que j’allais faire ma vie. » Également, pour lui, continuer de travailler avec le public allait de soi. « J’adore! J’aime les défis que ça implique. »

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

« Du support, de A à Z! De l’aide, une oreille et des conseils », mentionne Alexandre, en référence au projet de nouveau bâtiment inauguré en juin 2022. « Quand on a fait des recherches pour faire la construction, des portes se fermaient partout [en raison de la pandémie]. » Il souligne que la SADC a aidé M.J. Brière au point de vue du plan d’affaires et du financement, notamment en lui conseillant à quelles portes aller frapper. « Faire notre nouveau branding nous a aussi beaucoup aidés. »

Parlez-nous d’un récent « bon coup » de l’entreprise dont vous êtes particulièrement fier.

Le nouveau bâtiment est bien entendu un bon coup majeur des derniers mois. Avec sa construction, M.J. Brière a voulu en profiter pour insuffler un vent de renouveau dans d’autres sphères de l’entreprise. « Il y a un nouveau site Web, de nouveaux systèmes pour les appels, indique Alexandre. On a remanié le système hiérarchique du garage de A à Z! » La disposition des locaux a aussi été repensée. « En entrant dans le garage, il y a un ordre plus fluide même pour le service. »

Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« Prendre soin de ses clients », affirme Alexandre. Il souligne qu’on doit en tout temps garder en tête la proximité avec la clientèle dans les petits milieux. « En Gaspésie, un client satisfait va le dire à cinq personnes, mais un client insatisfait va le dire à tout le village! » Selon lui, il faut toujours demeurer à l’écoute des clients. « C’est eux qui amènent l’eau au moulin. Des fois, ça peut aller à l’encontre de tes idées, mais tu peux aller chercher la petite chose qui fait que ton commerce va mieux se porter. »

 


 

À propos d’Alexandre Bujold

Travaillant au sein de l’entreprise familiale M.J. Brière depuis 2013, Alexandre Bujold amorce actuellement un processus de transfert pour en assurer la relève. Fondée par son grand-père, Magella Brière, en 1974, elle est actuellement détenue par sa mère, Manon Brière.

Portrait d’entreprise – Distillerie des Marigots

Joseph St-Denis Boulanger et sa conjointe, Laurie-Anne Cloutier, ont mis sur pied la Distillerie des Marigots à Caplan en 2019. Depuis sa sortie à la fin 2020, leur gin Récif a reçu d’impressionnants honneurs à l’international. Rencontre avec Joseph au sujet de l’entrepreneuriat et de la Distillerie, qui a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs. 

 

L’entreprise, en bref 

La Distillerie des Marigots propose des spiritueux qui se distinguent par leur aspect raffiné et la richesse de leurs saveurs, typiques du terroir gaspésien. À son produit phare, le gin Récif, s’ajoutent des petits lots expérimentaux comme les gins de la Série exploratoire. 

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle? 

« On se distingue en mettant de l’avant les saveurs de la Gaspésie, sans compromis, affirme Joseph. La richesse des arômes est très importante. La qualité des ingrédients, des équipements. Il n’y a pas de compromis au niveau de la qualité. » La Distillerie offre aussi des exclusivités aux visiteurs, comme certains produits vendus sur place uniquement. Le public peut aussi être témoin des activités. « Il y a une proximité avec la réalité de la distillation. » 

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat? 

« Ça fait longtemps que j’ai ça en moi, raconte Joseph. À 12 ans, je vendais des bâtons de marche dans le réseau Signature Gaspésie! » En 5e secondaire, il souhaitait déjà être entrepreneur, et il a poursuivi ses études en ingénierie dans le but de le devenir. « J’aime créer quelque chose qui va perdurer, investir mon temps et mes énergies dans quelque chose qui me ressemble. » 

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté? 

La Distillerie a obtenu un prêt grâce au fonds d’investissement de la SADC. Également, pour le démarrage, Joseph et Laurie-Anne ont tous les deux obtenu un prêt dans le cadre du fonds Stratégie jeunesse. Joseph souligne aussi avoir bénéficié de plusieurs bons conseils des membres de l’équipe de la SADC en amont. « Elles m’ont donné leurs impressions et leurs recommandations pour bonifier le plan d’affaires. »  

Parlez-nous d’un récent « bon coup » dont vous êtes particulièrement fiers comme entrepreneurs (ex. : en matière de développement durable). 

« On réutilise les bières périmées du Naufrageur pour les revaloriser en whisky. On a mis aussi en place un système de récupération de bouteilles. On est rendus à 500! » Joseph essaie de multiplier les occasions de valoriser les matières résiduelles. Il précise avoir récemment adhéré à Synergie Gaspésie, un projet d’économie circulaire dans le cadre duquel il pourra avoir d’autres occasions de maillage avec des entreprises locales. 

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs? 

« Ne pas hésiter à contacter tous les intervenants économiques et en développement! » Selon lui, ces gens « en mettent un peu plus, travaillent pour que ça marche. C’est du monde passionné, qui est là pour essayer de trouver une façon que ça fonctionne pour toi. » Il souligne aussi l’importance d’inclure la communauté dans le projet. « Une des forces dans la Baie-des-Chaleurs, c’est la communauté. Elle est derrière les entreprises et leur ouvre les bras. » Selon Joseph, ça fait partie du plaisir qu’elle soit impliquée dans l’entreprise, et inversement. 

 

 

 

À propos de Joseph et Laurie-Anne 

Natif de Caplan, Joseph St-Denis Boulanger est président et maître distillateur de l’entreprise. Originaire de Montréal, sa partenaire et complice, Laurie-Anne Cloutier, occupe la fonction de vice-présidente. 

Portrait d’entreprise – Agenda Fleuriste

Kim Lavigne a acquis l’entreprise Agenda Fleuriste, à Maria, en juillet 2019. Depuis, la jeune maman embellit le quotidien des gens de la région avec ses fleurs, plantes et objets. Entretien avec Kim au sujet de l’entrepreneuriat et de son entreprise, qui a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.  

 

L’entreprise, en bref 

Agenda Fleuriste propose fleurs, plantes, ballons à l’hélium et divers cadeaux dans sa boutique de Maria, ainsi qu’une sélection de produits sur son site transactionnel. Elle offre aussi un service livraison allant de Nouvelle à Bonaventure. 

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle? 

« Quand j’ai acheté la boutique, mon objectif était d’avoir une grande variété de plantes pour que les gens trouvent [des espèces] qu’ils n’ont pas déjà », mentionne Kim. En avril, elle a mis sur pied le groupe Facebook « Les VIP des plantes d’Agenda Fleuriste », une initiative qui permet aux membres d’accéder à de l’information privilégiée sur les plantes reçues ou attendues. Kim a le souci de bien répondre aux besoins de clientèle, mais aussi de les respecter. L’accueil et l’ambiance amicale en boutique comptent aussi beaucoup pour elle. « Et ça sent bon quand on entre! » 

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat? 

C’est le fait de pouvoir accomplir une grande diversité de tâches qui a incité Kim à devenir entrepreneure. Elle a rencontré l’ancienne propriétaire d’Agenda Fleuriste en janvier 2019, puis commencé à travailler avec elle en février. « J’ai été formée sur place », précise la biologiste de formation. En juillet, elle volait de ses propres ailes. « Il n’y a pas de limite à ce que je peux faire maintenant! Si je trouve que ça tourne en rond, j’ai juste à faire autre chose. Je suis tout le temps en train de regarder pour des nouveaux projets. » 

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté? 

« Ça m’a permis de concrétiser mon projet », mentionne Kim, qui a obtenu le soutien de la MRC, de la SADC, de Desjardins, d’Accès Micro-Crédit et de l’ancienne propriétaire pour l’achat de l’entreprise. La SADC lui a par la suite offert du financement pour un site Web transactionnel puis une formation en marketing Web, qui a fait émerger l’idée d’un groupe Facebook VIP. Enfin, Kim apprécie que la SADC l’ait appelée personnellement, en avril dernier, pour assister au Rendez-vous de l’économie circulaire. « Ils ont bien fait! », confie la jeune maman bien occupée. C’était vraiment intéressant. Ça m’a fait du bien! » 

Parlez-nous d’un « bon coup » dont vous êtes particulièrement fière en matière de développement durable. 

« L’une des premières choses que j’ai faites, c’est d’aller chercher un véhicule électrique pour les livraisons », mentionne Kim, qui dessert un vaste territoire. « Petit à petit, je fais des changements. Pour les fleurs, avant, c’était des emballages en plastique. Maintenant, c’est à 95 % dans du papier kraft. » Également, elle ramène lorsqu’elle le peut des plantes du Cactus fleuri, qui poussent au Québec. Une collaboration avec une entreprise gaspésienne est aussi à venir pour la vente de fleurs biologiques et locales en saison. 

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs? 

« Se faire confiance, foncer, y aller une étape à la fois, même si ça peut paraître une grosse montagne!, affirme Kim. Moi, j’étais bien entourée. » Elle souligne aussi qu’il y a de belles ressources dans la région. « J’ai été bien accompagnée. Aller voir un autre entrepreneur ou la MRC, c’est toujours une bonne idée. » 

 

 

 

À propos de Kim Lavigne 

Originaire de Laval, Kim a résidé dans Lanaudière puis étudié à Rimouski. Bachelière en biologie et détentrice d’une maîtrise en gestion des ressources maritimes, elle se passionne pour les poissons et les plantes. Résidant en Gaspésie depuis cinq ans, elle est aussi l’heureuse maman de Tiam, 9 mois. 

Portrait d’entreprise – Bois JL

Jacki Leblanc a fondé l’entreprise de transformation Bois JL en mai 2018 à Carleton-sur-Mer. Et depuis, une clientèle grandissante d’usines de sciage, d’entrepreneurs en construction et de particuliers adopte ses produits de bois de qualité. Entretien avec Jacki au sujet de son entreprise, qui a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.

 

L’entreprise, en bref

Bois JL transforme des essences locales de bois (ex. : cèdre, épinette, tremble, mélèze) en produits de qualité comme des portes, lattes, moulures et poutres en bois massif. L’entreprise propose aussi du bois exotique aux ébénistes. Employant de cinq à six employés annuellement, elle est aussi distributrice des produits de Groupe Lebel.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

Bois JL se distingue par la qualité de ses produits et ses prix concurrentiels. « Il n’y a pas d’intermédiaires. Le bois, je le scie, je le vends. Ce qui fait qu’on est beaucoup moins cher », explique-t-il. « Ce qu’on fait beaucoup, c’est du tremble, un bois méconnu. On le scie d’une manière différente. Une fois séché, on le redresse et ça fait un super beau bois, utilisable pour du lambris. »

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

« Depuis que j’ai 20 ans que je rêvais de ça!, s’exclame Jacki. J’étais rendu à 46 ans, il fallait que je le fasse. Ma mère était entrepreneure aussi. » Et ce nouveau rôle d’entrepreneur lui plaît beaucoup. « C’est le bonheur total! »

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

« J’ai eu un prêt quand j’ai démarré mon entreprise », mentionne Jacki, puis de l’aide technique pour créer une page Facebook. Il a beaucoup apprécié l’accompagnement offert. « C’était sécurisant », confie-t-il. « Quand j’ai fait un autre emprunt plus tard, je suis aussi allé avec la SADC. »

Parlez-nous d’un récent « bon coup » dont vous êtes particulièrement fier comme entrepreneur.

« J’ai acheté une machine pour enlever du travail manuel aux gars, affirme Jacki. C’est un trimmer [ébouteur], un butteur de précision. Avant, on débitait les bundles [paquets de bois] à la scie mécanique. Les gars travaillent moins dur avec ça. Et ça donne un produit de meilleure qualité », aux dimensions très précises.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

Selon Jacki, il faut savoir bien s’entourer et aller frapper aux bonnes portes. En plus de la SADC, la MRC Avignon lui a offert une aide précieuse. « La MRC m’a donné un bon coup de main pour le plan d’affaires. J’ai été bien conseillé. »

 


 

À propos de Jacki Leblanc

Ayant d’abord fait carrière comme électricien, Jacki Leblanc souhaitait changer de domaine. Passionné du bois, il a fondé Bois JL en 2018 à Carleton-sur-Mer (secteur Saint-Omer).

Portrait d’entreprise – Maille atelier collaboratif

Laura-Anne Lamarche et Ghislain Dea ont cofondé Maille atelier collaboratif en 2019, à New Richmond. Depuis, leurs mobiliers durables ont rehaussé le décor et optimisé l’espace de plusieurs résidences, commerces et organisations de la Gaspésie. Rencontre avec Laura-Anne au sujet de l’entrepreneuriat et de son entreprise, qui a obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs.

 

L’entreprise, en bref

Maille atelier collaboratif combine des services de design professionnel et d’ébénisterie afin de réaliser des solutions d’aménagement adaptées aux besoins spécifiques de chaque client. Avec le souci du détail, son équipe fabrique et installe des mobiliers durables à l’esthétique intemporelle, faits de matériaux de qualité.

 En quoi votre entreprise se démarque-t-elle?

« On se démarque par l’originalité des projets qu’on conçoit et par la diversité des produits qu’on est capables d’offrir avec tous les sous-traitants qui nous accompagnent », affirme Laura-Anne. « On essaie de ne pas se donner de limite conceptuelle ou de matériaux. On travaille le métal, le bois, le verre. On ne fait pas juste des armoires; on peut faire des escaliers, des garde-corps. C’est de l’ébénisterie architecturale. La plupart du temps, ça reste fonctionnel, mais on frôle un peu l’art. »

 Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat?

Ghislain et moi, « on ne trouvait pas nécessairement d’emploi dans la région à l’image de ce qu’on avait envie d’accomplir, raconte Laura-Anne. C’est nos passions qui nous ont menés vers [l’entrepreneuriat], pour créer un emploi à notre image et aimer notre job. On trouvait aussi que l’offre de mobilier sur mesure pouvait être bonifiée dans la région. »

 Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté?

D’abord, Maille a obtenu du financement. « C’est une des offres les plus avantageuses dans la région, mentionne la jeune entrepreneure. C’est sous forme de prêt personnel et c’est vraiment intéressant comme mise de fonds pour un démarrage d’entreprise. » Maille a aussi eu soutien de la SADC pendant la crise, puis du financement pour un projet structurant. Cette aide leur a « permis de faire une planification stratégique; d’aller chercher un accompagnement pour revoir la structure de l’entreprise et devenir plus efficaces ».

 Parlez-nous d’un récent « bon coup » dont vous êtes particulièrement fière comme entrepreneure (ex. : en matière de développement durable).

« On essaie toujours de faire les choix de matériaux les plus durables, précise Laura-Anne. Dernièrement, on a soumis une question de recherche au CIRADD [un centre de recherche rattaché au Cégep de la Gaspésie et des Îles], qui a été retenue. Des étudiants en sciences de la nature, qui travaillent en partenariat avec du personnel du CIRADD, vont nous faire des propositions pour revaloriser nos retailles de matériaux. »

 Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs?

« Ça prend une petite dose de naïveté. Pose-toi pas trop de questions. Essaie, vas-y! », suggère Laura-Anne. « Je pense que ce qui fait notre succès et que ça fonctionne, c’est qu’on est passionnés. Mais il faut que tu saches que tu ne vas pas tout le temps, tous les jours, faire ce qui te passionne. » L’ouverture et la collaboration sont aussi essentielles. « C’est important de ne pas avoir peur de demander de l’aide quand il y a des choses qu’on maîtrise un peu moins et de bien s’entourer. »

 


 

À propos de Laura-Anne Lamarche et Ghislain Dea

Cofondateurs de Maille Atelier collaboratif, Laura-Anne Lamarche et Ghislain Dea ont des expertises complémentaires au sein de l’entreprise. Membre de l’Ordre des architectes du Québec, Laura-Anne est chargée de projet et architecte. Ghislain est quant à lui membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec et il œuvre à titre de concepteur technique et d’ingénieur mécanique.

Portrait d’entreprise – La belle vie sailing

Marie-Pier Grenier et Adrien Bernier Nadeau ont créé La belle vie sailing à Paspébiac, en 2019. Et depuis, l’engouement ne cesse de croître pour leur entreprise de voile. Le couple a d’ailleurs obtenu du soutien de la SADC de Baie-des-Chaleurs en 2021 pour assurer son expansion. À bord du catamaran Vanamo accosté à Bouillante, en Guadeloupe, Marie-Pier a répondu à nos questions pour vous faire découvrir l’entreprise et le duo d’entrepreneurs qu’elle forme avec son conjoint. 

 

L’entreprise, en bref 

Profitant du fort achalandage touristique pendant l’été, La belle vie sailing propose des cours de voile, mais aussi des sorties de 3 h ou encore de 24 h avec nuitée et repas sur la baie des Chaleurs. En hiver, elle offre des séjours d’une semaine en mode « vacances à voile » dans les Caraïbes. 

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle? 

La belle vie sailing constitue, selon Marie-Pier, l’une des rares ou même la seule entreprise au Québec à offrir ses services toute l’année. « C’est notre voilier qu’on descend [dans les Caraïbes] et ça rend notre entreprise originale, unique! » Autre élément distinctif : « le fait qu’on soit un couple d’entrepreneurs. On est les deux à temps plein sur le bateau pour offrir nos services. Nos compétences et forces sont très complémentaires. » Le couple en tire profit pour proposer une expérience client au service personnalisé, avec nuitées et repas à bord. 

Pourquoi avez-vous choisi la voie de l’entrepreneuriat? 

« La crise de la trentaine, je pense, mentionne Marie-Pier d’entrée de jeu. Métro, boulot, dodo ne nous convenait pas. Le point initial était le désir de partir une entreprise, de bâtir quelque chose de viable, de nouveau, de distinctif. » Le couple avait aussi le désir de voyager et de découvrir le monde autrement. « L’idée de la voile est venue grâce à Adrien, qui voulait vivre de sa passion, poursuit-elle. Moi, ça a toujours été un rêve de me partir en affaires. Tous les deux, on souhaitait avoir la liberté de choix pour nos actions. Avoir du pouvoir décisionnel sur notre vie et ce qui nous fait vivre. » 

Qu’est-ce que le soutien de la SADC vous a apporté? 

« Ça nous a permis de réaliser une première phase de l’expansion de l’entreprise, affirme Marie-Pier. On est allés chercher du financement pour faire l’acquisition d’un voilier de type multicoque catamaran habitable, pour accueillir plus de clients à la fois et répondre à la forte demande. Dans un deuxième temps, on va vouloir acquérir d’autres voiliers. » 

Parlez-nous d’un récent « bon coup » dont vous êtes particulièrement fiers comme entrepreneurs (ex. : en matière de développement durable). 

« À la base, on est une entreprise qui, de par ses activités et son équipement, est très écologique, fait remarquer Marie-Pier. On utilise des ressources renouvelables pour notre énergie à bord. On crée notre propre eau et notre propre électricité, de manière autonome. » Marie-Pier explique que des panneaux solaires permettent de créer de l’énergie qui s’emmagasine dans leurs batteries pour alimenter lumières, instruments de navigation, etc. Ces batteries alimentent aussi leur dessalinisateur, qui pompe l’eau de mer, en retire les particules, dont le sel, et fait ressortir de l’eau douce et potable.  

« Dans les derniers mois, on a réussi à aller chercher un partenaire majeur : Volthium, une entreprise québécoise – encourager le local fait aussi partie de nos valeurs! – qui développe des batteries au lithium. C’est plus écologique que les batteries à l’acide, beaucoup plus durable dans le temps. » 

Quel conseil aimeriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer en affaires dans la Baie-des-Chaleurs? 

« Ne pas hésiter à faire des contacts avec les autres entreprises, organisations de la Baie-des-Chaleurs », mentionne Marie-Pier. « Il faut créer des liens et des partenariats avec les gens locaux. Avec la force de plusieurs, on peut aller plus loin et plus vite! » 

 


 

À propos d’Adrien et Marie-Pier 

Originaire de Lévis, Marie-Pier Grenier a été conseillère en entrepreneuriat et consultante en gestion, en plus d’avoir œuvré 10 ans en restauration. Titulaire d’un bac en administration des affaires et d’un MBA en gestion internationale, elle s’occupe du service client de La belle vie sailing. 

 

Natif de Carleton-sur-Mer, Adrien Bernier Nadeau a appris la navigation sur le voilier de ses parents dans la baie des Chaleurs. Ingénieur mécanique de formation, il a aussi acquis différents brevets et certificats qui lui ont permis de devenir capitaine et instructeur de voile à La belle vie sailing.